Une trace, un message embouteillé, une humeur impudique, un clin d'oeil lancé à la cantonade : ce journal n'a pas d'autre ambition que de lancer quelques cailloux sur la surface de la blogosphère. Parfois, sans l'avoir vraiment espéré, un ricochet...
N'oublie pas, lecteur, nous nous ressemblons.
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Humeur du moment :
J'écoute : un peu de "kan ha diskan" Je regarde : les rues désertées Je lis : la vie des autres Je joue : à dormir longtemps Je mange : ce que mon médecin m'interdit Je bois : peu Je cite : "Des enfants ? Je préfère en commencer cent que d'en terminer un seul." (Pauline Bonaparte) Je pense : que les soldes vont arriver Je rêve : d'ailleurs (mis à jour samedi 2 janvier 2010 à 01:32)
I. Education politique
On le sait Rachida Dati, notre excellentissime ancienne Garde des Sceaux, va prêter serment à la fin du mois pour devenir avocate. Cela nous fait hausser les sourcils, mais pas tant que ça. Après tout, il y en a bien d'autres, des politiques, qui courent après la robe... Et l'on sait l'amour de Rachida pour les belles robes. Non, ce qui nous fait rire c'est le calvaire de la dame en tant que député européen. Après s'être fait piégée, un micro ouvert sur elle, tandis qu'elle confiait son ennui profond dans l'hémicycle strasbourgeois à une amie, voilà que la caméra de l'émission "Thé ou café" balaye la bibliothèque de notre martyr et que des petits malins ont aussitôt repéré un ouvrage qui fait gloser : "L'Europe pour les nuls" (illustration). On savait qu'elle en était au B.A.BA, mais à ce point...
II. Vie privée et privé de vie
Act-Up a publié un communiqué lapidaire concernant la mort du dirigeant trotskyste et philosophe Daniel Bensaïd : "Daniel Bensaïd est mort du SIDA, silence = mort", provocant une vive réaction de la famille estimant que cette intrusion dans la vie privée est dégueulasse. Act-Up estime que le traitement médiatique et la formule rituelle "mort des suites d'une longue maladie" nous renvoie en arrière et que concernant un militant d'extrême-gauche, le silence n'est pas acceptable. Pour autant que je puisse comprendre le sentiment d'Act-Up, je reste très mal à l'aise face à ce type de dénonciation publique. Je ne sais pas si la communication sur les causes du décès sont de la volonté même de Bensaïd ou de son entourage, mais opposer une communication militante à des volontés privées me paraît un combat douteux. Croire que la fin justifie les moyens mène au totalitarisme (*).
III. Lifting
Le MET n'est plus seulement un musée new-yorkais, c'est désormais le nouveau nom du syndicat étudiant très à droite ex-UNI qui essaye de se refaire une beauté et d'apparaître moins lié à l'UMP (c'est un repoussoir ?). Assas n'est plus ce qu'elle était...
IV. Statistique
Pour passer le temps pendant le trajet du bus qui m'a ramené ce soir à la maison, je fais des statistiques : à la fin du trajet j'ai constaté qu'il y avait 100% d'homosexuels dans le bus. En même temps nous n'étions que deux, ça n'est peut-être pas représentatif.
V. Chi va piano
Je me questionnais sur l'orientation sexuelle du pianiste Alexandre Tharaud. Depuis que j'ai lu le dernier Têtu cette question ne me taraude plus...
(*) On pourrait me rétorquer que Bensaïd était trotskyste et que précisément Trostky prêche dans son ouvrage "Leur morale et la notre" que la finalité prime sur tout autre considération. Mais les contradictions trotskystes ne me concernent plus.
L'information vient de tomber et elle est drolatique. Pour l'installation de HADOPI, le 8 janvier dernier, l'agence Plan Créatif a créé le logo de la haute autorité de diffusion des œuvres et protection des droits sur internet. Sauf que des petits malins se sont émus que la police utilisée pour le logo soit celle créée pour France Télécom qui en possède les droits exclusifs. L'agence a plaidé pour une erreur de manipulation informatique et fourni illico une nouvelle version du logo avec une typographie plus conforme au droit d'auteur... Ouf, on a chaud (au Ministère) !
I. An neuf
Il y a toujours une ambiance particulière en ces jours où l'an bascule. A moins de vivre seul au milieu de nulle part, on ne peut s'extraire d'un rituel collectif. Cette alternance de foule empressée puis de rues désertées, de boutiques bondées puis de rideaux baissés, donne un ton particulier et quelque peu angoissant à ces jours de transition. Cette année, pour rompre le rituel, je n'ai pas rejoint mes amis les plus proches dans leur bamboche à la campagne, mais avec la complicité de MJ*, venu passer la semaine chez moi, nous avons fait dans le sobre (mais de bon goût et de bon aloi) et dans le tête-à-tête légèrement égayé du bruit de la manducation.
III. Sectes
Un nouveau mot a fait son apparition sur la toile : le réchauffisme. Visiblement ceux qui ne croient pas au réchauffement global de la planète appellent les autres des réchauffistes avec cette note péjorative qui fait que l'on sent tout de suite que l'on va entrer de plain pied dans un débat scientifique cartésien dépassionné. Car à lire les blogs des nichaudnifroidistes on est étonné des arguments : la majorité des scientifiques serait de gauche (donc sans doute en faveur des théories fumeuses), les scientifiques qui contestent le réchauffement global seraient censurés, bâillonnés et jetés dans un cul de basse fosse, il s'agit aussi d'un complot industriel pour nous faire dépenser plus d'argent etc. A côté, Claude Allègre (qui ne conteste pas le réchauffement mais sa cause) est mesuré dans ses propos.
IV. Médailles
La liste des promotions du nouvel an à la Légion d'Honneur est souvent le reflet d'une secrète alchimie. Celle de cette année n'est pas si secrète et est assez "patronale". Même le maoïste du Medef a reçu son hochet, mauvais signe pour Laurence Parisot qui s'apprête à solliciter un renouvellement de mandat contesté en 2010 et qui pourrait bien avoir à affronter icelui.
V. Le parfum
L'illustration de ce post est une œuvre de Stéphane Bérard que j'ai pompée copiée du blog gaycultes...
Que voulez-vous poster un 26 décembre à part des histoires de sapins, de cadeaux soigneusement enveloppés et de bûches glacées indigestes ?
Noël c'est bien quand on est petit et que l'on est couvé par une famille unie. Plus tard ça devient moins drôle avec les familles recomposées, les hommages à nos chers disparus et le cholestérol comme sujet de conversation. Le feu crépite toujours dans la cheminée et maman a remplacé son "alors quand est-ce que tu te maries ?" pour glisser son "alors tu penses à te pacser ?". Je profite de ce court séjour en famille pour me balader au bord de la mer, admirer la sombre couleur du ciel chargé et la nuit tombée suivre les multiples clins d'œil des bouées lumineuses ou du Grand Jardin. Les rues sont désespérément désertes et le froid me transperce. Promenade solitaire qui va bien avec le sentiment de se sentir singulier dans cette ambiance de familles calfeutrées.
Je rentre à Paris pour le temps du nouvel an qui approche. Une autre famille, celle des amis, m'attend pour des réjouissances plus improvisées et plus gaies.
I. Le Caravage
Des restes ont été exhumés de l'ossuaire d'une chapelle de Toscane afin d'identifier les ossements du Caravage par comparaison ADN avec ses descendants et lui donner ainsi une "juste sépulture" digne de son génie tardivement reconnu, pour peu que l'on réussisse effectivement à identifier ses ossements dans le tas exhumé. Je n'y entend rien en peinture, aussi je ne soufflerai mot sur les œuvres du maître à la sexualité scandaleuse (dixit Wikipedia) et vais me contenter d'illustrer ce post par un Amour dénudé...
II. Noël
Comme tous les ans je fais mes courses de Noël à la dernière minute ce qui ne laisse guère de place à l'improvisation. Je suis allé dans une chaîne de parfumerie afin de collecter quelques flacons. L'ennui chez Sephor* c'est que l'on est harcelé par une horde de jeunes vendeurs sensibles, épilés et maigrichons qui tiennent absolument à vous vaporiser du gaz moutarde - ou tout comme - dès que vous faites un pas dans leur direction. Alors que j'essayais vainement d'échapper à leurs nuages odoriférants, je constatais qu'à l'inverse, dans les rayons, de jeunes chalands profitaient de l'aubaine pour s'asperger généreusement avec les flacons testeurs, c'est toujours ça de pris.
III. Marronnier
En fin d'année on a toujours droit aux bêtisiers et aux rétrospectives de toutes sortes. Le site gay du magazine OUT nous offre sa liste de ce qui est le "plus gay" du monde de l'univers de tous les temps : les jeux vidéos (ils sont visiblement tous plus ou moins pédés), les clips vidéos (bon, là il y avait l'embarras du choix) et les albums de musique (le Sergent Pepper des Beatles est classé centième, ce qui m'échappe un peu). Il manque encore des rubriques, j'allais dire que l'on ne sait toujours pas quelles sont les recettes de cuisine les plus gays (oui, ça va, je sais, les saucisses...).
IV. People
L'actrice Reese Whiterspoon, après avoir fricoté 7 ans avec Ryan Philippe, puis 3 ans avec Jake Gyllenhaal, semble vouloir changer de crèmerie. Madame est difficile, y'en a qui se contenteraient des restes...
V. Partisocialix et la potion magique
Les gazettes nous apprennent que la vice-présidente du "laboratoire des idées" du PS vient de claquer la porte. Par la même occasion nous venons d'apprendre qu'il existait un laboratoire d'idées au PS...
I. Trêve
On ne tire pas sur les ambulances. On aurait pu rire du malheureux sénateur centriste qui vote par étourderie un amendement communiste, de la pauvre Rachida qui souffre le martyre au Parlement Européen, l'ineffable Frédéric Lefèvre qui se parodie lui-même (les immigrés afghans feraient mieux d'aller faire la guerre, le piratage d'un article de presse sur son blog, un clash en direct sur la chaîne Public Sénat, tous les jours c'est un festival...). A gauche, Julien Dray s'estime blanchit par son simple "rappel à la loi" dans le cadre de ses affaires horlogères. Entre gris clair et gris foncé, il a décidé de faire la fiesta pour fêter son retour en grâce politique. Comme Noël approche, laissons passer la trêve des confiseurs avant de jouer au chamboule-tout...
II. Pédés
Vous connaissez Gareth Thomas ? Moi non plus, du moins pas avant que ce rugbyman professionnel, ex-capitaine du XV gallois et ancien du Stade Toulousain fasse son coming out. Bon, maintenant que le tabou commence à être brisé, le calendrier des Dieux du Stade va pouvoir se lâcher et en montrer un peu plus, non ? En tous cas, dans un autre registre, nous apprenons que Bob l'éponge n'est pas gay puisque c'est une éponge... (l'argument est foireux, dans bien des bars du Marais on peut trouver des éponges à l'homosexualité avérée).
III. 2012
J'ai enfin vu 2012 de Roland Emmerich. Je ne parlerai pas des défauts du scénario avec ses niaiseries ou de l'arrière-plan idéologique concernant des Etats-Unis sublimés, d'autres l'ont très bien fait. Simplement je suis bon public pour regarder ce genre de film catastrophe bourré d'effets numériques plus ou moins réalistes. Dans ma précipitation je me suis d'abord emmêlé les pinceaux en chargeant un autre film sur le même thème (le calendrier Maya, la terre qui s'arrête de tourner) 2012 Doomsday. Un étrange navet mystique dont le scénario pitoyable a sans doute été écrit par un témoin de Jéhova un soir de fumette. Sûr qu'après on visionne le film d'Emmerich en criant au génie...
IV. Mezzo
La semaine dernière, le froid me dissuadant de sortir. Je suis resté échoué sur mon canapé à regarder la Vie parisienne sur Mezzo. Ce n'est pas une œuvre d'une grande finesse mais ça délasse. Je n'arrive pas à départager mon sentiment mitigé sur la transposition à l'époque actuelle et la mise en scène de Laurent Pelly, mais le baryton Marc Callahan dans son pantalon moulant a éveillé mon intérêt. Quand je pense que les critiques trouvent qu'il manque d'organe...
V. Rameau
Encore une mise en scène de Laurent Pelly : cette semaine je suis allé poser mes fesses sous les ors du Palais Garnier pour voir Platée. Un grand bonheur malgré quelques interprètes manquant de voix. Et comme si le verglas s'était introduit céans, Momus (Aimery Lefèvre) s'est viandé sur scène ce qui a ajouté un instant d'imprévu. A l'entracte j'écoute amusé les commentaires d'une bande de jeunes adolescents mélomanes impécunieux qui s'intéressent plus à mes dernières cigarettes qu'à ma beauté intérieure.
Je parcourais le web à la recherche d'une version de l' Erbarme dich (de la Passion selon Saint Matthieu de Bach) qui prenne aux tripes, ce qui est à mon goût trop rarement le cas.
Youtube m'a fait découvrir cette version arabe de la chanteuse libanaise Fadia El-Hage. C'est très éloigné de ce que je recherchais mais c'est une découverte étonnante...
I. Vide
Certes, mon blog est resté muet pendant un mois. Je n'avais plus rien à faire partager. Plus guère envie non plus ; beaucoup de mes interlocuteurs réguliers sur GA ayant déserté sur la pointe des pieds. A l'image d'autres encore présents mais silencieux, je suis resté tapis dans l'ombre à attendre le je-ne-sais-quoi et le presque-rien qui me rendent la motivation. Et puis, comme quelques fidèles insistent, rompons donc le silence...
II. Vox populi
J'avais déjà exprimé mes réticences sur l'usage général du référendum où l'on fait (souvent) dire une réponse binaire à un sujet complexe, où l'on fait même parfois donner une réponse à une question qui n'est pas explicitement posée. C'est l'éternel débat entre démocratie directe et démocratie représentative et leurs qualités et défauts respectifs. J'avais exprimé mes réticences sur la "votation citoyenne" organisée en novembre à propos du statut de La Poste. Cette action militante se parait des vertus des votations suisses, pour simplement faire dire que nous étions attachés au service public postal. En dehors de la question biaisée qui était posée, ce qui me chagrinait c'est d'avoir voulu éviter une démarche pétitionnaire qui affirme une opinion pour préférer cette "votation" qui in fine servirait à contester la légitimité du (futur) vote parlementaire. Et rassurons, au moins un peu, les lecteurs/lectrices helvètes qui entreprirent de tempérer mes agacements ; ce n'est pas le principe même de trancher une question par voie référendaire qui me chagrine, c'est la nature des problèmes dont on imagine qu'ils peuvent être arbitrés de cette façon. Imaginez un peu ce qu'il adviendrait si l'on dissimulait tout le refoulé concernant les allogènes derrière une question d'architecture. L'interdiction de construire des minarets par exemple...
III. Lointain
Lu cette remarque sur un site web : "L'Ouganda est le leader en matière de prévention du VIH-Sida en Afrique". Quand on sait qu'un projet de loi voudrait y faire condamner à mort les homosexuels séropositifs, on imagine bien que la prévention dans ce pays est assez radicale. Dans de nombreux pays africains les homosexuels vivent un enfer. J'ai encore en mémoire cette vidéo où l'on déterre le corps d'un homosexuel au Sénégal parce que l'on refuse qu'il soit enterré au cimetière (musulman). Mais tout cela est loin, alors on préfère oublier. Raison pour laquelle je ne me suis jamais moqué ici des messages maladroits que l'on reçoit parfois d'africains qui prétendent aimer notre "profil" et souhaitent faire plus ample connaissance...
IV. Humilité
A parcourir certains blogs, on lit parfois des jugements définitifs que le temps qui passe se charge d'invalider sans que jamais ceux qui les professent n'admettent s'être trompés. L'occasion de méditer une anecdote connue : on se souvient de ce jugement attribué au conseiller Platz lors de l'embauche de Jean-Sébastien Bach à Leipzig : « Puisque nous n’avons pu obtenir le meilleur, nous devrons nous contenter d’un médiocre ». L'occasion aussi d'illustrer ce post avec une étonnante statue sensée représenter Bach jeune.
V. Vie privée
Je fais un effort louable de socialisation ce week-end. Hier une horde de lesbiennes est venu chez moi pour vider mes bouteilles et boulotter mes mets de mémé... Aujourd'hui ma sœur et son compagnon sont à Paris pour faire une virée dans la plus pure tradition touristique pré-Noël. A mon grand étonnement elle va bruncher ce midi avec d'anciens camarades du village (non, pas le quartier de New-York, le bled de 4000 âmes où nous avons été à l'école primaire, ce qui remonte à la nuit des temps). Moi qui me suis exilé très tôt du pays, je suis toujours étonné que les autres ne se soient jamais perdu de vue depuis si longtemps. A mon grand étonnement (2ème), ce brunch de retrouvailles a lieu en plein cœur du Marais. Au téléphone elle me demande naïvement si je connais la rue des Archives. Je crois que oui...
I. Fellation
Un article du site web du Monde révèle que les chauves-souris s'adonnent à la fellation (vidéo moyennement convaincante à l'appui). Avec cette information scientifique sur la sexualité des chiroptères, c'est toute la vie privée de Batman et Robin qui est révélée au grand jour...
II. Machine populaire
Cette semaine j'ai pris les transports en commun en face du camarade Mao.
III. Fondu du fond
Il y a des choses que l'on fait rarement mais qu'il faut faire à intervalle régulier. Faire ses carreaux par exemple. Ou changer son fond d'écran quand on l'a assez vu. Maintenant que j'ai fait l'acquisition d'un écran plat long comme le bras, je me suis décidé à le modifier. Après la phase naturaliste (moi, entouré des sommets enneigés des Alpes), la phase dévotion (la statue de Bach devant l'église St Thomas de Leipzig) et la phase midinette (l'acteur préféré de ma série préférée), j'ai finalement opté pour la phase glorification du corps masculin (suffisamment vêtu pour ne pas effrayer les amis de passage) avec une bien belle image sur fond noir. L'ennui c'est que l'image est trop jolie, du coup je reste planté devant mon ordi sans rien faire, dans un état contemplatif.
IV. Politiquement correct
Comme chacun le sait, David Douillet, poids lourd de la pensée progressiste, a écrit que tous les hommes étaient "misogynes sauf les tapettes" (ce qui est doublement faux, au passage). De même Louis Nicollin, président du club de foot de Montpellier, a traité le capitaine de l'AJ Auxerre, Benoît Pédretti de "petite tarlouze". David Douillet a juré la main sur le cœur que ceux qui le connaissaient savaient qu'il n'était ni misogyne ni homophobe (il avait écrit ça pour de rire). Quant à Nicollin, il ne s'est pas excusé du caractère homophobe de son propos (personne n'y croirait), mais il a téléphoné à Pédretti pour s'excuser de s'être emporté, il est en outre convoqué devant le conseil national d'éthique de la fédération française de football. Ce qui est significatif dans ces deux cas, ce n'est pas que les beaufs soient beaufs, c'est qu'une partie de l'opinion publique ne laisse plus passer les expressions homophobes. C'est la base même du "politiquement correct", cela ne change pas ce que Douillet ou Nicollin pensent en réalité, mais ça fait en sorte que l'expression publique soit plus respectueuse des individus. Le politiquement correct n'est pas une tare, c'est un garde-fou. Au sens propre.
V. Identité nationale
Le week-end prochain, de passage à Saint Malo, je vais enfin pouvoir déguster une galette froide - saucisse chaude de Haute-Bretagne (soutien au SGSB).
L'imagination au pouvoir. Pour éviter les relations (homo)sexuelles sur les plages de la région de Palm Beach. Les autorités locales du comté de Martin ont imaginé l'implantation de caméras parlantes dans les dunes. La détection de mouvement déclenche un message d'avertissement du style "stop ! vous allez faire des cochonneries illicites, la caméra va démarrer l'enregistrement..." et hop vous êtes coupés dans votre élan et vous rentrez penaud. Certains opposants au projet sont des capitalistes pragmatiques : cela risque de faire fuir les touristes et les caméras parlantes coûtent 5500 $ chacune et il faut les entretenir (et visionner les enregistrements). Comme le dit une certaine Tammy Simoneau du Martin County Economic Development Council : la solution pourrait être plus couteuse que l'infraction. Cela fait cher en effet, surtout si pour la moitié du temps les senseurs des caméras se déclenchent au passage des tortues de mer qui ont le droit de forniquer où elles veulent. Beaucoup de citoyens locaux, heureusement, s'insurgent contre l'atteinte aux droits civils, question sensible aux USA. Enfin d'autres font remarquer que la population homosexuelle est particulièrement visée dans les considérants du projet.
Carole Roussopoulos (25 mai 1945 - 22 octobre 2009).
Réalisatrice et vidéaste engagée, elle a filmé les luttes des années 70 et principalement les luttes féministes (pour la biographie voir l'article de Médiapart). J'ai évidemment en mémoire son film sur le Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire avec quelques scènes cultes. Lire aussi l'hommage rendu par Hélène Hazéra sur Yagg.
En lisant mon quotidien vespéral, j'apprends l'existence d'un moteur de recherche destiné aux musulmans qui veulent surfer sur le net sans s'éloigner de la loi coranique (Imhalal.com). Le site n'interdit pas de cliquer sur les liens douteux, il signale simplement aux internautes le degré de "haram" quand ils semblent aller vers des sites douteux.
J'ai donc testé pour vous : le mot sexe donne l'alerte maximale (3), le mot gay est moins grave (2) tandis que la sodomie est totalement neutre... Voyez ce qui vous reste à faire pour rester dans le droit chemin.
La surtaxe sur le profit des banques a été votée par l'Assemblée Nationale par seulement 4 voix de majorité au grand dam de Christine Lagarde qui va encore se faire engueuler par le Président. Mais un nouveau vote aura lieu lundi à cause d'une "erreur technique" : deux députés se sont "trompé de bouton de vote". L'un des deux étourdis est Jean-François Lamour ; au moment de voter, pris de panique il n'a pas su sur lequel des très nombreux boutons appuyer et malencontreusement il pressé le bouton marqué "pour" en pensant que cela voulait dire voter pour Christine Lagarde sans savoir qu'il votait pour l'amendement. C'est ballot ! Je ne sais pas qui est le deuxième député maladroit à avoir voté avec des moufles (c'est pas pratique pour appuyer sur des petits boutons), les gazettes ayant préféré laisser dans l'ombre l'identité de ce martyr du vote électronique. Donc le vote de vendredi était pour de rire et le vote de lundi sera pour de vrai. C'est à ces petits détails que l'on voit que le rôle des parlementaires à été revalorisé dans l'actuelle mandature présidentielle, on leur permet de s'entraîner au vote pendant les séances.
Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, Article 19 : Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Diskleriadur Hollvedel Gwirioù Mab-Den, Mellad 19 : Pep hini en deus gwir d'ar frankiz d'ober e veno ha d'en disklêriañ, da lavarout eo gwir da chom hep bezañ trubuilhet en abeg d'e vennozhioù, gwir da glask, da resev ha da skignañ keleier ha mennozhioù, dre n'eus forzh pe zoare disklêriañ, hep teurel pled ouzh an harzoù.