EXTRAIT
J'en raffole alors je vous en mets une petite louchée. De Jean Tardieu, extrait de sa pièce "Un mot pour un autre"... (in Le Professeur Froeppel. NRF, Gallimard) :
Madame, fermant le piano et allant au devant de son amie.
Chère, très chère peluche ! Depuis combien de trous, depuis combien de galets n'avais-je pas eu le mitron de vous sucrer !
Madame de Perleminouze, très affectée.
Hélas ! Chère ! J'étais moi-même très, très vitreuse ! Mes trois jeunes tourteaux ont eu la citronnade, l'un après l'autre. Pendant tout le début du corsaire, je n'ai fait que nicher des moulins, courir chez le ludion ou chez le tabouret, j'ai passé des puits à surveiller leur carbure, à leur donner des pinces et des moussons. Bref, je n'ai pas eu une minette à moi.
Madame.
Pauvre chère ! Et moi qui ne me grattais de rien !
Madame de Perleminouze.
Tant mieux ! Je m'en recuis ! Vous avez bien mérité de vous tartiner, après les gommes que vous avez brûlées ! Poussez donc : depuis le mou du Crapaud jusqu'à la mi-Brioche, on ne vous a vue ni au "Water-proof", ni sous les alpagas du bois de Migraine ! Il fallait que vous fussiez vraiment gargarisée !
Madame, soupirant.
Il est vrai ! ... Ah ! Quelle céruse ! Je ne puis y mouiller sans gravir.
ETC...
26/11/06 - 16:50
C'est merveilleux :-)
Merci beaucoup, je ne connaissais pas !
farnese