Au rythme des nyctémères.

Une trace, un message embouteillé, une humeur impudique, un clin d'oeil lancé à la cantonade : ce journal n'a pas d'autre ambition que de lancer quelques cailloux sur la surface de la blogosphère. Parfois, sans l'avoir vraiment espéré, un ricochet...

N'oublie pas, lecteur, nous nous ressemblons.

* * * * * * * * * *
Humeur du moment :

J'écoute : Rameau ou Charpentier ?
Je regarde : le frigo vide
Je lis : le courrier d'un mois d'absence
Je joue : à ne rien faire
Je mange : des alouettes sans tête
Je bois : une mauresque, ça rappelle les vacances
Je cite : "je consens vu que je suis bonne à laisser admirer ma charmante personne"
Je pense : que les vacances m'ont fait grand bien
Je rêve : des prochaines vacances
(mis à jour samedi 16 août 2008 à 00:12)

25/03/2007

25/03/07 - 14:24

PARENTHESE

 


 
Exil (temporaire).

Je pars là, en Bretagne pendant une semaine laissant mon blog en jachère. Au lieu de m'informer quotidiennement de l'actualité du bac à sable, j'irai humer les embruns (si le boulot m'en laisse le temps car il ne s'agit pas de vacances). Sans connotation hétérosexuelle, je vais dévorer quelques belles demoiselles...

Décidément je vais souvent en Bretagne ces temps-ci. Pour changer, en mai, j'irai plus au nord, dans un pays dont le suffixe internet est .ee (cherchez...), mais ça c'est une autre histoire que je posterai le moment venu.

A bientôt, couvrez vous bien et ne prenez pas froid.


(Photo : calvaire de N.D. de Tronoën)
 

25/03/07 - 00:31

CONVERSATION (*)

 


Le coiffeur : Ah, on veut une coupe de jeune...
Moi : (regard noir)


(*) Conversation est un titre de "Taram et le chaudron magique", ou quelquechose comme ça...
 

24/03/2007

24/03/07 - 02:39

VRAC X 5

 
I. SIDA
Puisqu'on parle du SIDA en ce moment, et même si je n'avais pas envie d'en parler encore. Je lis avec un certain étonnement les réponses à cet item d'un questionnaire qui circule "Quelle a été votre réaction la première fois que vous avez entendu parler du SIDA ? Comment le perceviez vous à l'époque ?". Evidemment le décalage des générations "interpelle" comme l'on dit. Avoir connu "avant", avoir connu "pendant" l'hécatombe ou ne connaître seulement qu'après le progrès des trithérapies... Cela change tout et tout cela fait un peu ancien combattant. Vous avez connu la guerre ?

Pour ma part j'ai un souvenir très précis de cette première fois parce que ce moment est enregistré (je l'ai déjà dit) et que d'entendre mon ricanement incrédule m'est difficilement supportable.

II. SIDA (2)
Quand j'étais petit pédé, je voyais chaque semaine Gilles et Jean. C'était pour moi, alors, un couple idéal, dynamique, décomplexé, bouillonnant d'idées tantôt brillantes, tantôt loufoques. Quand Jean est décédé, Gilles, déjà écrivain, publia un journal. Quand Gilles est décédé, alors seulement, j'ai osé lire son livre. Pour ne pas oublier : Gilles Barbedette "Mémoires d'un jeune homme devenu vieux", NRF Gallimard.

III. Armada
Intervention policière aux portes d'une école pour arrêter un grand père asiatique en situation irrégulière. Coups échangés avec des parents d'élève, gaz lacrymogène et la directrice de l'école gardée à vue. Les gamins ont eu droit in vivo à un cours d'éducation civique accéléré sur la France d'après. On nage dans le bonheur.

IV. Agenda
Egayons un peu ce post tristounet. Retenu cette réplique dans un film de ce soir : "je n'aime pas la lumière rouge, ça me rappelle mon enfance au bordel". Noté sur mon agenda, reste à trouver une occasion pour la sortir au boulot.

V.  Oh Fada
Je ne serai pas à la prochaine soirée MIND THE GAP, je serai en week-end de fiesta chez les corsaires.
 

23/03/2007

23/03/07 - 00:07

O.V.N.I.

 


 
Depuis que la télé a annoncé que le CNES a mis en ligne pour le public ses archives sur les observations d'OVNI en France, son site web est saturé.

Dommage, les petits hommes verts m'auraient bien changé des petits chats du JDI.
 

20/03/2007

20/03/07 - 23:16

OFFRANDE MUSICALE

 


 

L'homoparentalité est un sujet omniprésent. La revendication d'égalité des droits est profondément juste et je suis sensible aux réponses apportées par les différents candidat(e)s à l'élection présidentielle. Mais en clin d'œil à une récente conversation, je suis parfois étonné de la façon dont - homos comme hétéros - envisagent la parentalité avec une légèreté et une insouciance confondantes (et parfois inquiétantes). L'occasion pour offrir une nouvelle fois une chanson de la déjantée...

Brigitte Fontaine (& Jacques Higelin) - Cet enfant que je t'avais fait


 


20/03/07 - 21:45

BLOGOLOGIE

 


 
A lire le JDI du jour on comprend que :

Il ne faut pas abuser de la grève dans l'Education Nationale : quand un prof de français, un prof de philosophie, un prof d'éducation civique (*) et un prof d'histoire font grève ensemble de manière trop prolongée dans la même classe cela peut perturber de manière irréversible les enfants les plus fragiles.

(*) de mon temps ça existait...

20/03/07 - 02:29

CONVERSATION (*)

 


 
Lui : Pires est vraiment superbe.
Moi : Oui, beaucoup de classe.
Lui : Ses photos sont très excitantes.
Moi : ??????
Lui : Dommage qu'il ne fasse plus de pub télé.
Moi : Ah ? Tu parlais du footballeur...
Lui : Ben oui, de qui d'autre ?
Moi : La pianiste Maria Joaõ Pires...
Lui : T'es vraiment folle !

(*) Conversation est un titre déposé par Madame Future-Ex.

20/03/07 - 01:50

OFFRANDE MUSICALE

 


 
Passé mon dimanche soir à boire de l'eau ferrugineuse avec S*, de l'eau ferrugineuse ou de l'éthanol, en tout cas mon lundi fût placé sous le signe de la casquette en plomb. Comme la semaine de travail s'annonce chargée et que le sommeil réparateur s'avère indispensable au maintien du filet de lucidité qui me reste, je serai donc dispensé d'une lecture régulière et quotidienne du JDI (ouf !).

Avant de me lover dans les bras de Morphée, et pour changer un peu des textes consacrés à la présidentielle, je vous ai ressorti une vieillerie de cette chère folle à lier de Brigitte Fontaine. Une vieillerie tellement improbable que je n'ai pas réussi à l'identifier dans sa discographie (je ne suis même pas sûr du titre que je lui ai donné arbitrairement). Si un lecteur a plus de renseignements sur cette juxtaposition de vieux slogans révolutionnaires, je suis preneur. Pour conserver une touche vieillotte qui fait tout le charme suranné de ce blog, la photo de la chanteuse timbrée date de Mathusalem. Le lecteur/auditeur exigeant excusera la qualité médiocre de l'enregistrement...

Brigitte Fontaine - Révolution


 


18/03/2007

18/03/07 - 19:14

REBOND SANS COMMENTAIRE

 


 
Les rares jeunes ont l’air complètement lobotomisés…les jeunes filles sont habillés en putes, parlent un français que je ne comprends pas ? Et je n’ai pas vu eu seul petit mec mignon en quatre jour sur lequel j’aurais pu fantasmer…Terrible d’être PD et célibataire dans un endroit pareil…Je comprends mieux le suicide des jeunes.

Hyperion
, GA, Parisien en visite chez les ploucs.



Je croissais sans étude dans ma famille ; nous n'habitions plus la maison où j'étais né : ma mère occupait un hôtel, place Saint Vincent, presque en face de la porte de la ville qui communique au Sillon. Les polissons de la ville étaient devenus mes plus chers amis : j'en remplissais la cour et les escaliers de la maison. Je leur ressemblais en tout ; je parlais leur langage ; j'avais leur façon et leur allure ; j'étais comme eux ; mes chemises en loques ; je n'avais jamais une paire de bas qui ne fût largement trouée ; je traînais de méchants souliers éculés  qui sortaient à chaque pas de mes pieds ; je perdais souvent mon chapeau et quelquefois mon habit. J'avais le visage barbouillé, égratigné, meurtri, les mains noires. Ma figure était si étrange, que ma mère, au milieu de sa colère  ne pouvait s'empêcher de rire et de s'écrier : "Qu'il est laid !"
Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe.
 

18/03/07 - 12:57

PERSIFLAGE

 


 
Notre excellentissime et brillantissime ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a publié chez Odile Jacob son ouvrage « Des affaires pas si étrangères ». Pour ce livre des petites mains ont été mises à contribution. Les services du ministère ont produit les notes nécessaires. Mais c'est Monsieur frère, Olivier Poivre d'Arvor qui a été chargé de "rewriter", comme on dit pudiquement, l'opuscule de notre éminence ministérielle.

L'ascenseur social n'est pas en panne pour tout le monde et notre attaché culturel, conseiller littéraire et directeur d'association s'est vu propulsé d'un seul coup jusqu'au sommet. Olivier Poivre d'Arvor vient en effet d'être élevé au tour extérieur au grade de ministre plénipotentiaire de 2ème classe au titre de l'année 2007. Voilà qui lui assure une fin de carrière confortable et détachée des vulgaires contingences matérielles. Ceci n'a évidemment rien à voir avec cela.

L'annonce de cette ascension soudaine a assombrit le visage d'un obscur et besogneux conseiller culturel des Affaires étrangères. Le jaloux étant lui-même un nègre du nègre... Voilà un bilieux bien injuste : contribuer au rayonnement de notre glorieux ministre devrait lui apporter une saine satisfaction sans limite.
 

16/03/2007

16/03/07 - 23:34

VRAC X 5

 
I. La métamorphose des cloportes
Retour sur la figure du traître. Les bonnes feuilles du livre d'Eric Besson, ci-devant Secrétaire National du PS, font le tour des rédactions. Ce n'est pas le propos de son livre qui m'intéresse ici mais la posture de l'homme : comment peut-on passer illico presto de "camarade dirigeant" à l'ex devenu vengeur et dénonciateur ? Dans l'univers militant ce brusque retournement de veste est toujours une source d'interrogations. Militer dans un parti, un syndicat, une association, c'est faire partie d'une aventure collective. Cette notion de collectif induit un certain devoir de réserve et de loyauté à l'égard des autres, a fortiori lorsque l'on est dirigeant. Lorsqu'un "responsable" claque la porte et se retourne publiquement contre ceux qui, l'instant d'avant, étaient ses "camarades", on ne peut que douter de la sincérité de son engagement précédent. Comment peut-il dire ce qu'il dit ? Comment pouvait-il faire ce qu'il faisait ? Sa soupçonnée sincérité d'hier obère sa soupçonnable sincérité d'aujourd'hui. On guette ses propos avec délectation comme on écoute les aveux de l'accusé dans son box. Le militant a retrouvé sa liberté, il la porte comme une croix.

II. Que le Diable l'emporte
Dédé 23, l'archevêque de Paris va ouvrir la cause en béatification du professeur Lejeune inspirateur des commandos anti-IVG. Si j'étais un agneau du troupeau de l'Eglise apostolique et romaine j'en serais fort affligé. En étant un mécréant je devrais seulement hausser les épaules. Pourtant ça me mets en colère : ils n'ont pas mieux à faire ?

III. Le détail qui insupporte
Une "militante" m'envoie une note de frais "de principe" de 0,90 euros. Pendant un bref instant je suis saisi d'un grand moment de solitude.

IV. La foule réconforte
Mon ami C* qui crevait de solitude dans son village des Hautes Alpes ravitaillé par les corbeaux a décidé de déménager. Maintenant il va habiter en Dordogne dans un village de 800 habitants. Joli paysage, mais il n'est pas sûr que la scène gay y soit très mouvementée.

V. Ce que le blog apporte
A lire le JDI, il me semblerait que s'y joue le jeu de l'amour et du hasard. De virtuels propos aboutissent à d'obscures pratiques antiphysiques bien réelles. Moi qui suis un pur esprit détaché des tentations vaines de la chair j'en suis fort ébaubi...
 

16/03/07 - 21:54

OFFRANDE MUSICALE

 


 
En réécoutant des chansons oubliées je me replonge des années en arrière. Le souvenir de vieilles blessures de la vie. Celles où j'avais épousé la Kabylie. La petite chambre de bonne louée à Monsieur le Prince : la noblesse d'empire encaissant en liquide ses petites affaires sans permettre de franchir le seuil de ses appartements, le portrait en pied de Napoléon dans le hall d'entrée... Et puis nos mille séparations et la dernière, l'irréparable. Les questions qui n'auront jamais de réponse. L'indicible commande mon silence.

Idir - Cfiy


Idir - A Vava Inouva


 


13/03/2007

13/03/07 - 00:25

GREVE

 


 
Ces événements nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs...

Privé d'Internet et même de réseau GSM pour 3 jours (oui, même en Ile de France il existe au moins un point aveugle de mon opérateur GSM et c'est précisément que je vais !) trouvons donc une habile justification à notre silence...

JE FAIS GREVE DE BLOG !


Il y a plein de raisons pour faire grève sur GA :

A bientôt (dans 3 jours)...
 
(1) je sais, je suis de mauvaise foi.
(2) oups !
(3) si tu veux, on peut grouper nos commandes.
(4) jolies images en tout cas.
(5) oui, je sais, le Pape est mort.

 

12/03/2007

12/03/07 - 01:16

UN PRESIDENT NOUS QUITTE...

 

 
Si Guilll reste marqué par les forces de l'esprit, moi le tube dont je ne me lasse pas c'est les adieux de VGE.
 

11/03/2007

11/03/07 - 02:40

VRAC X 5

 
I. Modernité
Samedi soir je m'aperçois que la poche où je range ma carte d'identité et ma carte bancaire est vide. J'évalue la situation avec angoisse : comment fait-on pour retirer de l'argent sans carte ? Mon agence bancaire, gage de modernité, est dépourvue de caisse, tout passe par les automates... Heureusement j'ai retrouvé mon rectangle de plastique. Cette dépendance m'a fait me souvenir d'un retour de congés où les pompiers avaient coupé l'alimentation électrique de mon appartement. Je suis rentré dans le noir, sans pouvoir faire chauffer un plat, sans café, sans télé, sans musique. Dans le silence et l'obscurité j'avais longuement médité sur notre dépendance absolue à l'électricité.

II. Opportunité
Mimétisme. En lisant le (non-) blog d'un singe adepte de la procrastination, j'ai fini - moi aussi - par repousser jusqu'au dernier moment un travail de rédaction. Deux pages à écrire, ça ne paraît rien comme ça, mais je n'ai aucune inspiration pour les faire. Comme j'ai besoin de la documentation idoine, je suis obligé de retourner au bureau ce dimanche... Toujours une drôle d'impression d'entrer dans un immeuble vide et silencieux. Toutes les portes sont fermées, mon badge magnétique est 24/24 mais il ne me permet que d'aller jusqu'à mon propre étage sans même avoir accès à l'étage de la cafétéria. Mais au moins je peux mettre la musique à fond dans mon bureau...

III. Virginité
Anniversaire. C'était il y a exactement 30 ans, un jeune provincial, tout juste majeur, tout juste déniaisé, venait passer son premier week-end dans la capitale. Sa première station de chemin de croix fût un sauna, LE sauna : plein d'appréhensions il entra au Continental Opéra (qui s'en souvient ?)... Puis, le soir ses camarades de virée le conduisirent rue Sainte Anne : "on va au Bronx, il y a une back-room. Une quoi ? Tu verras bien, tu vas vite comprendre il n'y a pas besoin de mode d'emploi".
C'était "avant". C'était bien.

IV. Eternité
Je trouve dans un livre d'histoire consacré à notre chère Bretagne une mention sur le fait qu'à la mort de notre brave Duchesse Anne, le deuil de la Reine fût porté en noir et non en blanc pour la première fois à la cour de France, pour reprendre une coutume bretonne. Cherchant à corroborer ce point d'histoire (on a les occupations que l'on peut), je m'aperçois que l'auteur a fait une confusion : ce n'est pas lors de sa propre mort que le deuil fût en noir (le roi portait d'ailleurs le deuil en violet), c'est lors de la mort de Charles VIII qu'Anne se vêtit de noir pour la première fois à la cour, auparavant les reines portaient le deuil en blanc. Ceci n'a pas de rapport avec un périple royal sur la muraille de Chine... Merci au guide historique des dentelles du Puy d'avoir éclairé ma lanterne.

V. Humanité
Un couple d'amis communistes m'envoie un email pour venir passer quelques jours chez moi. Je vais devoir planquer mes CD de Mylène Farmer derrière ceux de Jean Ferrat. Va aussi falloir cacher l'argenterie...
 

10/03/2007

10/03/07 - 22:40

OFFRANDE MUSICALE

 


 
Réflexion sur ce sobriquet concernant de jeunes homosexuels longilignes : les crevettes. J'imagine que lorsqu'elles mangent trop elles deviennent des gambas. En prenant de l'âge elles passent au stade de langoustines, voire de grosses langoustes, peut-être même des homards fréquentant les bars cuirs ?

Tout cela mérite une petite chanson sur trois jeunes crevettes : Titi, Toto et Patata. C'est chanté par Gaston Ouvrard ("j'ai la rate qui se dilate...") et c'est issu du double CD "Chansons interlopes (1906 - 1966)" compilé par Martin Pénet, très érudit en la matière et qui n'en n'est pas à son coup d'essai...

Gaston Ouvrard - Titi Toto et Patata !


 


10/03/07 - 02:50

POINT D'ETAPE

 


 
Finalement cette élection présidentielle est assez intéressante avec tout d'abord un mouvement parallèle d'arrivée en première ligne d'une génération politique.

A droite Sarkozy s'impose contre la volonté de Chirac dont les chevaux de Troie (Villepin...) n'ont pas fait illusion longtemps. Une fois tous les pétards mouillés mis au rebut (MAM), les ralliements sont allés bon train, parfois toute honte bue (Santini). La garde rapprochée du vieux président réduite aux acquêts est remerciée et mise à l'abri (Debré). La voie étant dégagée, Sarkozy peut entamer sa vraie-fausse rupture avec un large râteau à électeurs (un clin d'œil à droite de la droite, un clin d'œil à la droite sociale).

A gauche la popularité de Ségolène dans l'opinion de la pré-campagne déjoue le scénario classique d'un affrontement de tendances entre l'aile droite (DSK) et l'aile gauche (conjoncturellement Fabius). L'inconséquence, la rigidité, la naïveté ou le complexe de supériorité (au choix) de Jospin le met hors-jeu. Ségolène est donc choisie par les militants. A l'écart des éléphants d'abord, puis avec tous ensuite (ce qui revient au même dans la capacité à avoir les mains libres), elle peut entamer sa nouvelle voie débarrassée de la déperdition de voix à l'extrême-gauche par l'effet du vote utile et par une inespérée (quoique...) explosion de la gauche altermondialiste.

L'affrontement droite-gauche est désormais perturbé par la montée de Bayrou. Cette "surprise" ne traduit pas l'émergence d'un courant d'idées comparable à l'ancrage de partis centristes forts, existants dans d'autres pays d'Europe. C'est en tout cas mon opinion. Elle traduit un vote refuge et sans doute volatil permettant de rejeter le choix des partis d'alternance PS/UMP tout en éloignant le spectre d'un vote FN. Mais derrière l'amusante valse des sondages quotidiens, il convient de rester prudent : la sociologie apparente du vote Bayrou n'étant pas comparable à celle du vote Le Pen de 2002, il faut considérer les quatre principaux candidats et non les trois...

Cette montée des intentions de vote pour Bayrou a l'air néanmoins plus solide que la montée temporaire du vote Chevènement en 2002 : la stratégie de distanciation de l'UDF vis-à-vis de l'UMP remonte déjà à loin. Elle a mis à l'arrière-plan la vieille garde giscardienne (toujours là, toujours élue mais peu visible et peu audible) au profit d'une génération plus socialo-compatible (Leroy, Morin, Sarnez). Pour enrayer la montée centriste, l'UMP et le PS ont choisi la stratégie de la tenaille : Simone Veil d'un côté et DSK de l'autre, tirent à vue. Mais, si par improbable, Bayrou était élu en mai prochain, la composition d'un gouvernement tenant compte du résultat des législatives qui vont suivre, se révèlerait un casse-tête pour toutes les formations, l'UDF n'ayant absolument aucune chance d'être majoritaire seule...

Les péripéties des semaines qui viennent seront donc fort intéressantes à suivre... Dans ce contexte où nous guette le choix du non-choix, je maintiens mon intention de vote pour le PS.
 

07/03/2007

07/03/07 - 00:28

ANNIVERSAIRE

 


 
Puisque c'est son anniversaire (demain) c'était une bonne occasion pour que Mystikboy vienne manger chez moi. Heureux de le voir heureux. Il fête ses 24 printemps et trouve ça déjà vieux, moi qui en ait exactement le double, je toise ce petit poussin à peine sorti du cul de la poule avec la condescendance qui sied à mon rang d'aîné.

Comme je n'ai pas encore eu le temps de lui chercher son cadeau, je lui offre une dédicace cousue de fil blanc :

(Berger / Sanson) - Seras-tu là ?


 


06/03/2007

06/03/07 - 02:17

RATEAU MUSICAL

 
J'étais allé prendre un verre pour décompresser. Je n'avais même pas l'humeur à la bagatelle. Puis, dans ce bar un peu glauque arrive un mec pas vraiment joli mais qui rend chèvre dès qu'on l'aperçoit. S'engage alors ce mouvement de va-et-vient qui m'a toujours amusé dans les bars gays quand arrive le grand méchant loup : quand l'objet de toutes les convoitises va à gauche, tout le monde, l'air de rien se déplace vers la gauche. Quand, jugeant qu'il y a décidément trop de gens à ses côtés, l'idole se déplace à droite alors tout le monde amorce un repli stratégique vers la droite par le plus grand des hasards de l'inspiration soudaine. Je reste immobile à observer ce rituel chaloupé un rien agaçant. Seul repère fixe dans ce mouvement brownien, je finis par être remarqué du bellâtre qui me laisse entendre ses intentions malhonnêtes. Je pense alors que le coquelet va me tomber tout rôti dans le bec et j'en remercie par avance toutes les divinités de mon panthéon personnel. Brisons là ! La suite est un splendide râteau. Magistral.

J'ai eu envie d'hurler à la lune de dépit. Cette mésaventure me fait penser aux plaisantes publicités pour les cigares Hamlet dont les catastrophes se terminent par un début au piano de l'air sur la corde de sol de Bach (air de la suite n°3 BWV 1068 pour les puristes).




Du coup je me suis mis à réécouter l'air sur la corde de sol en version jazz (Jacques Loussier ?) que j'ai récupéré je ne sais où. Ca ne remplace pas les galipettes attendues, mais ça soulage l'âme...

(version jazz) - Air on G string



 

04/03/2007

04/03/07 - 18:02

QUE VEUX-TU FAIRE PLUS TARD ?

 


 
Contrairement à ce que j'ai dit cette nuit, je vais peut-être regarder Pink TV ce soir...

Encore que des jeunes grassouillets qui veulent devenir des tarlouzes, j'en lis tous les jours sur GA !

(rire contenu)
 

04/03/07 - 04:43

OFFRANDE MUSICALE

 


 
A nos jeunes lecteurs ignorants des joies de la "paronomase" offrons donc une œuvre de l'inclassable Bobby Lapointe. Devant l'embarras du choix, nous avons retenu deux chansons (dont on pourra utilement trouver les paroles sur Internet).

Bobby Lapointe - Je suis né au Chili

Bobby Lapointe - Le tube de toilette



 

04/03/07 - 04:10

VRAC X 5

 
I. Amour toujours
Lu dans Diapason la brève suivante : le Ténor suisse Hugues Cuénod (bientôt 105 ans !) a décidé de se "pacser" avec son compagnon (un tout jeune sexagénaire) après 25 ans de vie commune. J'ai irrésistiblement pensé à quelques blogs de GA où de jeunes jouvenceaux pleurent sur la brièveté de leurs relations. Voyez-donc : il vous reste encore environ 80 ans pour trouver l'âme sœur !

II. Court séjour
J'avais promis de ne plus parler de ponts. Mais bon, une petite dernière... En traversant, cette semaine, le Pont de Recouvrance à Brest je dois bien admettre que je fus pris d'un léger vertige en regardant en bas (pas de rambarde pleine). Cela faisait longtemps que je n'avais pas éprouvé cette peur du vide. Véritablement poule mouillée car la météo était assez continûment pluvieuse. Je me suis donc abrité dans un café pour lire le Télégramme qui annonçait que les attaches du pont menaçaient ruine...

III. Calembour
S'amuser avec son nom de famille. Mon amie Elisabeth Lebovici qui a quitté les pages "culture" de Libération avant le dernier chambardement social du quotidien, tient un blog qu'elle a joliment appelé le beau vice...

IV. Reine d'un jour
Je paye l'abonnement à Pink TV. J'ai regardé les débuts héroïques de cette chaîne avec la bienveillance que l'on peut avoir quand on a assisté, gamin, à l'arrivée de la couleur et passé son adolescence avec 2 puis 3 chaînes de TV. Alors de là à imaginer une chaîne gay... Mais hélas, la grille des programmes s'est singulièrement rétrécie avec le temps. Aujourd'hui je ne regarde quasiment jamais Pink TV (non, non, même pas le documentaire animalier de minuit certains soirs). Ce n'est donc plus un abonnement mais une cotisation militante que je paye. Plus pour longtemps d'après les gazettes : Pink serait diffusée en clair, l'abonnement payant serait réservé pour sa jumelle pornographique Pinx...

V. Sous son mauvais jour
Raymond Barre s'est brusquement réveillé, il a dit quelque chose, puis il s'est assoupi derechef. On ne commentera pas ici les tristes propos de l'ancien premier ministre sur Papon, le lobby juif et ce brave Bruno Gollnisch qui est tellement gentil qu'il doit bien aider quelques vieilles dames à traverser la rue. On se dira seulement que le lapsus de Barre lors de l'attentat de la rue Copernic qui avait aussi fait des victimes parmi les "français innocents" n'en était finalement pas un (lapsus). Triste...
 

01/03/2007

01/03/07 - 01:25

VRAC X 5

 
I. Cochonnerie.
Il faut se méfier de ce que l'on écrit. Je voulais le signaler à Monsieur Blénoragix, mais comme il m'a blacklisté, je n'ai pas pu le prévenir : donner comme titre de son post "message d'un gros porc" peut prêter à confusion....

II. Monsieur Jourdain me téléphone.
Mon ami JP* m'a envoyé par email un de ses poèmes qui n'a pas marqué ma mémoire (l'âge sans doute). Conversation téléphonique du soir :
JP : Comment as-tu trouvé mon poème ?
K : mmmm grrrrmmmmfff pfffuuuhhh...
JP : Mais enfin, tout le monde m'en a fait des compliments.
K : ah ? Fort bien, fort bien...
JP : Mais c'est une œuvre unique !
K : Pourvu qu'elle le reste !

III. Anniversaire
Mars 2007 : cela va être le 50ème anniversaire du Traité de Rome. Sur le JDI : adieu chatons, adieu Rolls-Royce, adieu confitures poitevines répétitives, que des débats passionnants sur la construction européenne...

Non, c'était pour rire. Vivement les photos de chatons mangeant de la confiture poitevine dans une Rolls-Royce.

IV. Test à la con
Comme tout le monde semble faire le test à la con pour savoir quel candidat à la présidentielle vous ressemble, j'ai finalement cédé secrètement à cette pulsion. Résultat : c'est Nicolas Miguet qui me ressemble. Après quelques minutes d'un abattement profond et d'une déprime suicidaire, j'ai dû choisir entre "c'est vraiment un test à la con" et "je suis un gros con réactionnaire qui s'ignore". Je préfère dire que c'est un test à la con.
Définitivement.

V. Vacuité
Trop fatigué pour trouver un point 5 à ce post.
 

 

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, Article 19 :
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Diskleriadur Hollvedel Gwirioù Mab-Den, Mellad 19 :
Pep hini en deus gwir d'ar frankiz d'ober e veno ha d'en disklêriañ, da lavarout eo gwir da chom hep bezañ trubuilhet en abeg d'e vennozhioù, gwir da glask, da resev ha da skignañ keleier ha mennozhioù, dre n'eus forzh pe zoare disklêriañ, hep teurel pled ouzh an harzoù.

BZH

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