31/07/2007CARTE POSTALE (2)
Intrigué par cette sculpture locale. Je découvre la légende de Saint Roch soignant les bubons et montrant sa lésion à la cuisse à un ange rigolard. Je comprend pourquoi je trouve cette sculpture ici : j'ai la cuisse constellée de piqûres d'insectes variés. Pire que la peste bubonique...
Je profite du ciel nocturne campagnard loin de toute pollution lumineuse pour rester un long moment à regarder le ciel et guetter les satellites (*). Aperçu ce soir une étoile filante, j'ai oublié de faire un vœu, j'étais trop surpris de voir ce phénomène avant l'arrivée des perséides...
Visité le sauna de Limoges (**). C'est un double sauna cloisonné : une partie homo, une partie hétéro. Quand on paye le tarif pour, on peut passer de l'un à l'autre. Il me plaît d'imaginer qu'en début de journée chacun est bien dans sa partie, puis l'ennui venant les hétéros se hasardent en territoire pédé tandis que les pédés attirés par la gageure fantasmatique passent en territoire hétéro, de sorte qu'en fin de journée les hétéros sont chez les homos et vice-versa (***)...
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(*) je n'ai rien d'autre à faire.
(**) Que voulez-vous que je fasse d'autre ? Visiter les fabriques de porcelaines ?
(***) Amusante perspective. Elle ne correspond pas à la réalité. Du moins pas le jour où j'y étais. De toutes façons je suis radin, je n'ai pas payé pour franchir la frontière.
29/07/2007CARTE POSTALE
Partir pour une improbable excursion, une carte routière sur les genoux, trouver une minuscule église dans un hameau désert et y écouter Pierre Hantaï jouer Marin Marais à la viole de gambe...
Mais refuser de se lever le matin pour entendre Ton Koopman aux orgues de la messe du dimanche, parce que là franchement faut pas pousser...
Itinéraire baroque en Périgord.
24/07/2007CONVERSATION (*)
MJ* : Tu arrives toujours demain ? Tu ne peux pas changer ton billet de train ?
Moi : Non, pourquoi ?
MJ* : L'électricité est coupée pour une semaine.
Moi : Pas de wifi, pas de frigo, pas de machine à laver, pas de lumière, pas de four, pas de télé... Et les voisins ?
MJ* : Il n'y a pas de voisins...
Moi : (voix tremblante) Tu as un jeu de cartes ?
Cette conversation est sponsorisée par :
(*) Cette conversation d'aujourd'hui, authentique, n'est pas émise depuis le Gers. C'est bien pire !
23/07/2007MECHANCETE GRATUITE (3)
Où est-ce ?
Il n' y a qu'un seul et authentique valerio sur GA.
Vouloir faire un plagiat, c'est s'exposer aux flèches de l'ironie ( lance tes traits, épuise ton carquois, euh non là je m'égare). Donc comme Photos75 et Boyan je vous sers une devinette à la noix en illustration de ce post.
MECHANCETE GRATUITE (2)
Le camarade Dorant est doté d'un solide sens de l'humour. Après nous avoir rassurés en indiquant que Marie-Noëlle Lienemann était toujours au service de la gauche (ouf ! je craignais qu'elle ne soit plus disponible et je n'attendais qu'elle) ; il nous gratifie d'une photo de foule de la jeune garde prête à la relève du PS. Me voici rasséréné sur l'avenir de la gauche...
MECHANCETE GRATUITE (1)
Le très chic et classieux Lordmelbourne qui a sévi sur GA sous un autre pseudonyme fort poétique, se lamente : il n'y a que des ploucs, des pécores et des bouseux sur GA. Vexé comme un pou et ayant failli laisser tomber son exemplaire relié en cuir pleine peau de Desbordes-Valmore, Et-arkadia-machin l'a aussitôt blacklisté !
UPSIDE DOWN
Ce badge de la Gay Pride 81 a certes un côté militant (le poing) voire disco (interstellaire) mais il rappelle surtout que pendant longtemps le triangle rose a été représenté pointe en haut. On le retrouve partout sous cette forme à l'époque et pas seulement en France (le logo du journal londonien Gay News par exemple). Je n'ai jamais compris pourquoi (*), alors que le symbole de déportation auquel il fait directement référence est un triangle pointe en bas. Peut-être un parti-pris visuel mais cela laisse dubitatif. Il est quand même curieux que le symbole choisi ait ainsi été renversé.
Au bout de quelques années, le triangle s'est finalement retourné "dans le bon sens" sans que l'on sache très bien qui a commencé ni quand...
Mais au même moment le Rainbow Flag américain commençait à supplanter le triangle rose (**) progressivement (puis totalement). Seule exception, Act-Up qui a perduré dans ses fameuses communications sur fond noir avec un triangle rose inversé.
La ville d'Amsterdam possède un " homomonument" à la mémoire des homosexuels déportés, là le triangle n'a la pointe ni en haut ni en bas, mais dans un canal...
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(*) En fait je m'en tamponne, ce billet vous est servi dans le cadre du service minimum imposé en période estivale.
(**) Il y eût aussi une brève tentative d'imposer la lettre grecque lambda comme symbole de libération, mais je garde cette histoire pour l'été prochain...
21/07/2007SERVICE MINIMUM
En raison des dispositions légales et réglementaires ce blog est désormais en version allégée pour la durée nécessaire à un repos estival fort mérité qui permettra à l'auteur de ces lignes de procéder à quelques immersions totales ou partielles...
Néanmoins, convaincu par les lumineuses explications des humanistes néokantiens, un service minimum sera assuré dès à présent.
A cette fin une illustration a été choisie aléatoirement dans ma base iconographique pour illustrer ce post. Bien que n'ayant aucun rapport avec le sujet traité (c'est ça le service minimum) elle ravira néanmoins les amateurs de morphologie masculine, les adorateurs de la lune, les adeptes de discipline militaire et les fanatiques de culture celtique. Ce qui n'est pas négligeable...
20/07/2007VRAC X 5
I. Vide
L'actualité scientifique nous réserve bien des surprises : on peut mener une vie normale avec un cerveau quasiment absent. Si j'étais méchante langue je parlerais de quelques spécimens dépistés sur GA, mais j'éviterais cette plaisanterie facile. J'ai un bon fond...
II. Plein
Le nombre d'assujettis à l'Impôt sur la fortune (ISF) a augmenté de 17% en un an. La France de ceux qui pètent dans la soie a le moral.
III. Rapide
Une grand mère suédoise de 75 ans surfe sur le web à 40Go/s grâce à un raccordement en fibre optique. Elle devient l'internaute la plus rapide du monde. Elle peut théoriquement télécharger un DVD HD en 2 secondes... Wahooo !
IV. Grisbi
Jacques Chirac ne s'occupait pas des basses contingences matérielles du RPR et signait ses parapheurs d'un œil distrait. C'est une ligne de défense. Concernant notre ex-président, il me revient en mémoire cette perfidie de Marie-France Garaud : Quand j’écoute Chirac, je pense toujours à cette phrase d’un humoriste anglais : « Il ment tellement que l’on ne peut même pas croire le contraire de ce qu’il dit…»
V. Comique troupier
Le Centre Gay et Lesbien a écrit au CSA à propos des blagues lourdingues de Laurent Gerra sur Delanoë et "Paris capitale de la pédale". Il ne faudrait pas tomber dans le travers de ne pas supporter le moindre humour s'adressant aux homosexuels(les). Non, la vraie question est de savoir si Laurent Gerra a le moindre humour...
CROSS-DRESSING
Photographie: Eduardo Tome (Guardian)
Le "général" est mort(e).
Avec son uniforme et ses médailles, Maria Teresinha Gomes, était pour tout le monde, pendant près de 20 ans, le respectable et charmant Général Tito Anibal da Paixao Gomes. Même en costume civil, le général gardait son air martial et distingué qui a trompé tout le monde, y compris ceux qui le croisaient chaque jour. Emprisonné(e) en 1992 pour usurpation d'identité (et quelques escroqueries), le "général" avait répliqué au tribunal : " les femmes sont des citoyens de seconde classe, elles n'ont absolument aucune liberté".
Devant la cour, sa compagne déclara qu'elles ne partageaient pas la même chambre et qu'elle ne s'était jamais rendu compte que le Général était une femme. A la suite de cet emprisonnement et du scandale médiatique, le Général s'était retiré dans un coin perdu du Portugal.
Native de Madère, elle fût considérée comme disparue à l'âge de 16 ans. Elle vécu 20 ans avec Joaquina Costa, puis avec la nièce de celle-ci. Son corps a été retrouvé le 1er juillet dans l'appartement de cette dernière. Les circonstances de sa mort, à l'âge de 74 ans, restent mystérieuses mais l'hypothèse d'un suicide n'est pas écartée.
(Sources : The Gardian et blog infos portugaises)
19/07/2007LA REVOLUTION MANQUEE (BIS)
J'ai récemment fait une critique du film "La révolution du désir". Les auteurs m'ont répondu en commentaire. Voici ma réponse à leurs objections :
Chers Alessandro et Gabriele (1),
Merci d'avoir pris le temps de répondre longuement à ma critique. Néanmoins je réitère ma déception en répondant à vos arguments :
J'avais bien compris qu'il ne s'agissait pas d'une histoire du mouvement LGBT, mais pour "cerner le moment d’une prise de conscience explosive des jeunes homosexuel/les et des féministes" il est nécessaire d'une part de rendre le contexte de l'époque et d'autre part de montrer en quoi l'étincelle était l'amorce de quelque chose de profond et d'historique. Je maintiens que cela n'est pas vraiment rendu. Le seul contexte restitué est celui du mouvement de mai 68, cela ne permet pas à un jeune homosexuel d'aujourd'hui de saisir en quoi le discours du FHAR consacre une rupture totale dans la France de l'époque où la clandestinité était le maître mot (par contraste on le devine seulement avec la brève description d'Arcadie). Les renvoyer à la lecture en bibliothèque est une réponse plutôt... légère !
Je n'ai pas regretté une recension de ce qui a suivi le FHAR mais le fait de laisser croire que la fin des AG des Beaux-Arts constituaient une fin en soi, brutale (vision non dynamique du mouvement homosexuel et lesbien). Pour autant vous juxtaposez l'histoire du FHAR à celle du FUORI Italien (un parmi d'autres à l'époque, FAGC, Rooie Flikkers etc) preuve que vous savez parfois élargir votre propos...
Les allers et retours entre le FHAR et les Panthères Roses constituent pour vous une oscillation didactique et pour moi un gouffre saisissant. C'est que, voyez-vous, si l'on m'explique, par exemple, la période du Front Populaire par des allers et retours avec une interview de Jean-Luc Mélenchon, je risque fort de ne pas trouver cela très didactique. Mais bon, c'est votre choix artistique...
Concernant certaines distances critiques sur le discours de l'époque, je n'ai pas parlé de silence mais de sourdine. Je vous laisse juges de la nuance... C'est en cela que je parle de "gardiens du temple", que les témoins aient aujourd'hui une position opposée à l'égard du PACS ne change rien à l'affaire : la restitution du FHAR apparaît bien univoque. Le choix des intervenants est un choix éditorial, il peut donc être critiqué comme tel.
Mais cessons là : votre film ne manque pas d'intérêt et j'ai toujours plaisir à revoir les images de cette époque. Mais précisément parce que ma propre nostalgie rencontre la nostalgie de votre film, que les allusions parlent à mes souvenirs (2) mais que ces mêmes allusions et la narration échappent aux jeunes générations (3) j'ai titré sévèrement "révolution manquée"...
Bien amicalement (4).
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(1) Vous m'appelez "spectateur anonyme". Sachez que ceci s'appelle un "blog" et que pseudonyme n'équivaut pas à anonymat. Je suis une blanche colombe, pas un corbeau...
(2) Non, hélas, je n'ai pas connu le FHAR. Mon très jeune âge fait que je n'ai commencé à militer qu'en 1976, un poil trop tard...
(3) Je retiens l'idée de leur expliquer ce que serait "une vision du désir qui échapperait aux lois consuméristes du capitalisme" (ici dans les blogs on écrit LOL).
(4) Je sais bien qu'une critique est toujours difficile à recevoir mais le plaisir de cette polémique marque autant ce qui nous rapproche que ce qui nous sépare.
17/07/2007LA REVOLUTION MANQUEE
Vu le DVD " La Révolution du Désir, 1970 : la libération homosexuelle" qui vient de sortir sur l'histoire du FHAR à partir d'images d'archives et d'interviews de militants de l'époque (Marie-Jo Bonnet, Carole Roussopoulos...).
Je devrais assurément me réjouir de ce documentaire historico-politique qui retrace les grandes (et brèves) heures du FHAR avec de nombreuses images d'archives. Pourtant, à la fin, comme un goût de déception que je mets du temps à analyser.
Laissons de côté la part d'hagiographie comme passage obligé de ce type de documentaire. Les deux personnalités marquantes mises en avant, celles de Françoise d'Eaubonne et de Guy Hocquenghem, méritent tout l'intérêt qui y est porté. Pour la part d'ombre (les égarements d'Hocquenghem avec la "Nouvelle Droite" par exemple) on attendra une autre mise en perspective...
Ce qui surprend sans doute, ce sont les témoignages, si longtemps après, qui ne font montre d'aucune distance critique. En somme, la brève épopée du FHAR (trois ou quatre ans) est vécue comme une délimitation hermétique de l'espace-temps. Le sang et les larmes avant, le néant d'une normalisation après. Autant le documentaire s'évertue à montrer que l'action du FHAR a pu être décisive pour le mouvement de libération homosexuelle et a marqué un instant fondateur avec éclat, autant il reste muet sur l'histoire militante qui a suivi. Avec un saisissant raccourci il donne la parole à un groupe actuel, les Panthères Roses. Manière sans doute de signifier que celui-là est le légitime descendant ou continuateur de celui-ci. Ce parti-pris peut se défendre. Mais ce qui est saisissant c'est le silence sur les 35 années qui séparent ces deux mouvements, une paille... Si l'on s'étend sur le rejet d'Arcadie, pas une seule fois il n'est dit que le FHAR cèdera la place à des GLH (Groupes de Libération Homosexuelle). Comme si la vie des idées, l'évolution du mouvement social, l'irruption du SIDA, n'avaient pas eu d'incidence. Comme s'il fallait garder intacte la pensée de 1971. En somme on nous propose un dogme et on nous donne à entendre les gardiens du temple.
A rebours de la remise en cause de mai 68 qui fait florès aujourd'hui, le documentaire nous propose l'aimable vision de "l'intelligence" et de "la justesse" des discours du FHAR. Autant on peut sourire avec les interviewés de certains excès, pour en avoir connu des bribes (savoureuse question de la vie en communauté : faut-il détruire la porte des chiottes pour vivre en parfaite transparence ?), autant on peut s'irriter de la sourdine mise d'autres aspects (racisme "arabophile", aveuglement sur la pédophilie, misogynie non questionnée etc).
Il manque la mise en perspective permettant aux jeunes d'aujourd'hui de comprendre ce qu'a été le FHAR. Ce documentaire s'adresse, de fait, aux anciens qui pourront saisir les références. Cela sert à quoi de faire un plan sur la couverture du " Rapport contre la normalité" ou sur le numéro de Recherches consacré aux " Trois milliards de pervers" pour ceux qui n'en connaissent pas le contenu ? La citation d'Illico mise en exergue sur la pochette dit "Loin de s'en tenir à un propos nostalgique, ce film interroge le présent des gays à la lumière de ce passé tout sauf dépassé." ; bien aimable, bien trop aimable. Nous n'avons pas vu le même film...
Ce film "inédit" était riche de promesses. Elles ne sont pas toutes tenues.
14/07/2007REVOLUTION SOFT
Puisqu'en ce Quintidi 25 Messidor 215 (*) nous fêtons la prise de la Bastille et le fait de n'être plus sujets (**) -- et rappelé à l'ordre par un ci-devant Marquis -- je m'empresse de déclarer ma liesse républicaine.
Je m'attendais, bien sûr, à lire ici ou là, quelques acrimonieux pour trouver qu'une tête au bout d'une pique ça fait caillera ou que le Rasoir National est moins joli qu'une bonne vieille potence, une roue ou autres objets décoratifs. Afin de satisfaire leur désir de révolution "bio", réécrivons l'histoire :
(Une petite troupe entre dans un salon)
Mr Capet : Tiens ! Mes amis, quel bon vent vous amène ?
Mr Robespierre : Mais Louis vous avez oublié ? Nous venons faire la Révolution...
Mr Capet : C'est vrai, mais sur mon agenda j'ai marqué "rien", où avais-je la tête ?
Mr Danton (mezzo voce) : Ca se pourrait...
Mr Capet : Tenez, voici les clefs et le commandement des armées, ai-je oublié quelque chose ?
Mr l'Abbé Sieyès : Oui, il nous faut aussi la Bastille.
Mr Capet : Mais cher Emmanuel-Joseph, faites donc, faites donc... Oh, mais Monsieur de Lafayette vous épatez la galerie !
Mr le Marquis de la Fayette : Vous trouvez ça drôle ?
Mr Babeuf : Il n'y a rien à boire dans c'te taule ?
Mr Capet : Marie-Antoinette ma colombe, sers donc un verre de gnaule ! (mezzo voce) Je la distille moi-même en cachette au petit Trianon, du robuste, une boisson d'homme...
Mr Robespierre : Mais Loulou, qu'allez vous faire maintenant que la République se proclame ?
Mr Capet : Je vais ouvrir un atelier de serrurerie et Marie-Antoinette va vendre des brioches sur les marchés...
Mr le Docteur Guillotin : Et moi là-dedans qu'est-ce que je deviens ?
Mr l'Abbé Sieyès : Mais camarade vous irez travailler chez Laguiole !
Mr le Docteur Guillotin : Faire des petits couteaux ! L'Histoire va se souvenir de moi comme d'une tarlouze !
Mr de Cambacérès: Quelqu'un m'a appelé ?
(Rideau)
(*) Il se trouve que dans le calendrier révolutionnaire ce jour est celui de la pintade ! Je le dis avant qu'on ne m'en fasse la remarque...
(**) Le choix démocratique de nos représentants n'est pas toujours conforme à mes vœux, mais je les accepte.
VRAC X 5
I. Police
Ah, on est bien surveillés ! Dans son rapport, la CNIL qui a contrôlé les fichiers de la Police et de la Gendarmerie a constaté des taux d'erreurs assez alarmants et en constante progression. Alors qu'en 2001 le taux de fichiers inexacts, périmés ou erronés était de 25%, pour l'année 2006 ce taux passe à 53% ! Quand on sait que le fichier STIC (Police) est consulté 33 000 fois par jour et JUDEX (Gendarmerie) 7500 fois, on craint le pire...
II. Mérite Agricole
Madame Sophie Devedjian dont les mérites cachés sont inconnus du grand public, a été faite Chevalier de la Légion d'Honneur par Nicolas Sarkozy. Supporter quotidiennement depuis tant d'années Patrick Devedjian méritait bien une breloque !
III. Réplique
Le Canard Enchaîné a publié un encadré vachard sur le fait que la Mairie de Paris subventionnait le festival Cineffables, festival de cinéma lesbien non-mixte. La non-mixité a toujours posé un problème aux hommes qui remarquent rarement la non-mixité masculine de fait dans bien des situations de la vie courante. J'interroge mon amie C* sur la question, elle me demande comment on qualifie les subventions aux équipes de football...
IV. Alpinisme
A propos de mon amie C*, constatons que les lesbiennes sont très méchantes : elle m'invite à dîner, au moment où je l'appelle pour le code de sa porte que j'ai encore oublié, elle m'annonce " l'ascenseur est en panne". Comme elle habite au 8ème étage, je comprend pourquoi elle a omis ce détail lorsqu'elle m'a invité. Trop tard pour prétexter une migraine épouvantable...
V. Quatorze juillet
En quittant le boulot ce soir, mon collègue JY* me lance le dicton du jour pour les bals du 14 juillet : " Pompier, bon œil !"...
13/07/2007VRAC X 5
I. Avions
L'Etat utilise les avions de ligne de la compagnie Air France pour le transport forcé des étrangers expulsés. Les avions "République Française" du GAEL (Escadron de Transport d'Entraînement et de Calibration) ne transportent pas de délinquants. Pas officiellement du moins.
II. Refus
Les journalistes du Monde refusent Alain Minc et les journalistes des Echos refusent Bernard Arnault mais Franck Riboud refuse ses ouvriers...
III. Ouverture
Nicolas Sarkozy ne m'a rien proposé. Même pas d'intégrer le plus petit comité théodule d'un Secrétariat d'Etat Aux Géraniums. Comment voulez-vous trahir dans ces conditions ? J'aurais dû adhérer au PS avant les élections.
IV. Quoailler
La lecture de certains blogs m'incite à populariser un mot rare, le verbe quoailler = remuer continuellement la queue (en parlant d'un cheval). Faites-en bon usage...
V. Chocolat
Le rouge me monte aux joues : j'ignorais que depuis 1973 il existait du Toblerone blanc. Apprenant cette lacune impardonnable, xfile, amateur éclairé de chocolat triangulaire, se gausse...
11/07/2007VRAC X 5
Complément anecdotique au post précédent.
I. Beau linge
La ville de Gotha n'a rien à voir avec ceci. Ou alors très partiellement...
II. GA Light
Comme à l'étranger je ne me promène pas partout avec un ordi sous le bras, je n'emmène avec moi qu'un Pocket PC préalablement chargé des adresses utiles et plans idoines. Profitant du wifi de l'hôtel, je jette un œil sur le JDI. Mais sans les images car sinon l'appareil explose. Le résultat est amusant : la moitié des blogs n'ont pas de texte, c'est plus rapide à lire...
III. Technologie
Les Trabants : on les entend arriver et on les sent partir...
IV. Vieux stock
Le magnifique poster flambant neuf acheté au Bachmuseum de Leipzig porte au verso une mention effacée au marqueur noir. A la lumière on peut lire : " DDR, 2,5 marks" !
V. Terrorisme
Le policier de l'aéroport fait du zèle. Il détecte mon honorable Zippo. Humiliation suprême, je dois, moi-même, la mort dans l'âme, avec la pince à épiler aimablement fournie, vider mon briquet de sa ouate intérieure. J'embarque avec le cadavre de mon compagnon métallique qui avait bravé toutes les rafales de vent de ces dernières années pour satisfaire mon vice (et qui avait voyagé sans encombres jusque là)...
RETOUR D'ALLEMAGNE
Les chiottes (1) de Jean-Sébastien Bach (vue arrière de
la maison natale d'Eisenach).
J'en avais envie depuis longtemps. Partir quelques jours sur les lieux où vécu Bach. Profitant d'un billet prime Air France (depuis le temps...) me voici pour un bref séjour un peu improvisé à Leipzig. Ce "pèlerinage" recèle certes une part de futilité, mais aussi quelque chose d'intime qu'il est difficile de faire partager ici.
Et commencer par un bref moment de chance qui ne durera pas : visiter quasiment seul l'Eglise Saint-Thomas alors qu'un organiste est au pupitre (2) et que la tombe du cantor est accessible (ordinairement on la voit à l'envers derrière une barrière). En me promenant dans les travées de cette église modeste, je réalise que de nombreuses compositions ont été interprétées pour la première fois ici devant un auditoire restreint et parfois hostile ( trop de notes ! trop de notes !).
Evidemment partir à Eisenach. Deux heures de train pour aller à l'ouest de la Thuringe dans la ville natale. Deux heures pendant lesquelles un jeune et charmant voisin me bercera en jouant de la guitare et en chantant du folk anglais. La maison natale de Bach (3) recèle un musée étonnamment digne d'intérêt. Hélas on y vient par cars entiers et j'arrive au moment où on fait un lâcher de jeunes choristes français pré-pubères forts agités et bavards.
Je n'aurais pas le temps de faire l'excursion jusqu'à la forteresse du Wartburg (4)... Domage car une cure de soleil dans la campagne m'aurait été fort agréable !
Ayant ainsi accompli mon pèlerinage baroque, j'ai pu m'intéresser à la merveilleuse collection de machines à ouvrir les correspondances privées au siège de l'ancienne STASI (5) et vaquer à quelques occupations plus sombres et humides.
(1) Le reste étant reproduit à l'infini sur la toile, il ne me restait plus qu'à exposer ce symbole puissant de l'isolement du génie humain livré à lui-même.
(2) Faut pas rêver. L'orgue "Bach" date de l'an 2000, construit d'après la tonalité et la forme de l'époque.
(3) Partiellement reconstruite après les bombardements de la seconde guerre mondiale.
(4) Je dois à la vérité d'avoir ignoré son existence jusqu'à ce jour. Si je m'étais un peu plus intéressé à la biographie de Luther ou à celle de Sainte Elisabeth de Hongrie...
(5) Au siège de l'ancienne police politique de la RDA, il y a également exposé un magnifique sac à main avec appareil photo dissimulé. Mais hélas il est trop typé années 50 pour les soirées Gay-Attitude...
05/07/2007PIMPIN
Régine CRESPIN est morte.
Dominique de VILLEPIN est perquisitionné.
Lionel JOSPIN s'ennuie.
Un jour comme ça, Eric DUPIN a dû resté couché...
04/07/2007MARIAGE GAY & HOMOPHOBIE
(Anita Bryant, célèbre homophobe américaine entartée en 1977)
Il y a quelques temps un simple d'esprit s'étonnait d'être de droite et contre le mariage gay tandis que d'autres gays, à gauche, revendiquaient cette "valeur bourgeoise". Il y voyait un paradoxe. Passons sur l'opposition entre individualisme et revendication collective (JE vis bien sans mariage donc je suis contre le mariage...). Pour avoir le luxe de refuser individuellement un droit, il faut préalablement être libre de pouvoir exercer ce droit. Notre demeuré est contre le mariage gay : ça tombe bien, le mariage gay n'existe pas !
A vrai dire, personnellement, le mariage gay n'est pas ma tasse de thé. Et c'est le moins que je puisse dire gentiment. Mais notre droit civil reconnaît certaines unions et pas d'autres. Des droits induits découlent de cette reconnaissance. Dès lors le principe d'égalité commande la reconnaissance identique des unions hétérosexuelles et homosexuelles. On pourrait objecter, qu'à l'inverse, il faudrait supprimer la reconnaissance du mariage civil hétérosexuel et réorganiser les droits afférents. Amusant mais pas très réaliste.
D'autres objectent des raisons liées à la parentalité. Certains discours "de gauche" s'y essayent avec une fortune diverse et nous avons déjà critiqué ici une tribune de Sylviane Agacinski... Mais quand les Catholiques de l'UMP s'y mettent ça sent carrément mauvais. Et bien sûr toute cette fange n'est pas homophobe, d'ailleurs ils le disent : l'homophobie est une invention pour interdire de qualifier les homosexuels ou l'homosexualité. Et comme le dit un commentateur sur la notule malodorante du directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles : " J'ai envoyé, en son temps, mon soutien à M. Vanneste qui n' a, en aucune façon, insulté les homosexuels".
Il y a des voyous qui vous agressent avec leurs poings, il y aussi des voyous en costard-cravate qui vous agressent à coup de mots. Je vomis les deux...
03/07/2007VRAC X 5
I. Rose is a rose is a rose is a rose (*).
Manifestation dans la manifestation. Ainsi donc Act-up et d'autres ont bloqué pendant un moment le char de Gay Lib lors de la dernière Gay Pride (marque déposée, je sais je me répète mais...**). Dès lors qu'il n'y a pas eu de violences et que cette action n'a pas eu pour effet d'empêcher Gay Lib de participer à la Gay Pride, il s'agit uniquement d'une manifestation dans la manifestation. Jusqu'à plus ample informé, peu me chaut.
II. Bof
Peu me chaut également l'action menée par Act-up, les Panthères Roses et consorts. S'en prendre aux guignols de Gay Lib est assez facile et je ne suis pas sûr que cette cible fût la meilleure pour le propos que voulaient illustrer les activistes. On me rétorquera sans doute que n'avoir aucune réaction devant la parade tranquille des sarkozystes homophiles eût été pire. Peut-être. Mais quand on va à la chasse on préfère les canards sauvages aux oies d'élevage.
III. Freaks
Cet évènement microcosmique m'aura appris quelque chose : il existe des sarkozystes de gauche... Après tout pourquoi pas ? Il y a bien des femmes à barbe, des poissons volants, des serpents à plumes ou des singes savants (***). Mais quelque chose me dit qu'ils finiront comme le dodo...
IV. Crise du logement
Le PCF exsangue est prêt à louer deux étages de son immeuble de la place du Colonel Fabien. Pour ne pas être en reste, le FN propose de louer des bureaux dans son "paquebot". Evidemment, aller travailler et se retrouver dans l'ascenseur avec Le Pen ça doit réveiller le matin. A tout prendre je préfèrerai croiser le très gai Patrice Bessac, s'il évite de trop parler...
V. Racolage
Il paraît que si l'on écrit "Valérie Trierweiler" dans son blog on est fortement googelisé. Moi je n'en sais rien. Et même si je savais pourquoi, je ne dirais rien. C'est comme si je vous disais que lors d'un voyage en Hollande pour aller voir le château royal, j'avais lu un livre sur la bataille de Solférino ; ça n'aurait aucun sens...
(*) Poème de Gertrude Stein.
(**) Il y a dans le dépôt de marque d'un mouvement qui appartient à tous et à personne quelque chose d'obscène. Comme lorsque, en des temps antérieurs, Antoinette Fouque " déposa" le MLF... Quelques soient les merveilleuses raisons de protection et de sauvegarde avancées, on se sent dépossédé de soi.
(***) N'y voyez aucune allusion interne à GA...
01/07/2007LENDEMAIN
Lendemain de Gay Pride (marque déposée *). J'ai déjà raconté ma contribution annuelle à la cause. Sur GA le flot calme des posts tranche sur la polémique qui avait agité le Landernau ici même à propos de l'image véhiculée par cette initiative, mais on trouve des soubresauts ailleurs...
Puisque visiblement le dimanche le net se repose et que les photos et les reportages manquent sur la journée d'hier, délassons-nous en lisant la prose homophobe...
Le triste Vanneste est fort irrité d'avoir vu sa tronche recadrée sur le site du Premier Ministre. Il écrit dans son blog (**) :
Cela pourrait être drôle si ce n’était pas ridicule. En effet, cette histoire de photo tronquée par un serviteur zélé soumis à la cause gay révèle le côté tragique de l’évènement. Et la blogosphère ne s’y est pas trompée en faisant –en riant- le parallèle avec les méthodes staliniennes. Il semble donc bien que d’obscurs membres du cabinet du Premier ministre empruntent leurs modèles chez le bon « petit Père du Peuple » puisque l’effacement des photographies officielles des dirigeants soviétiques morts parce que trop influents était la règle... Mais seulement voilà, VANNESTE n’est pas mort ! Avec plus de 58%, il est même bien vivant !
Cela pourrait être drôle si ce n’était pas ridicule. Il y a d’ailleurs une certaine démesure dans la légitimité que s’attribue un lobby qui prétend exclure un parlementaire mais qui ne reçoit le soutien que de 1,94% des électeurs du 12ème arrondissement de Paris lorsqu’il se présente à travers une de ses figures les plus prisées (***) par ces faiseurs d’opinion parisiens qui se sont toujours trompés sur tout.
Papy fait de la résistance... C'est aussi contre ce genre d'individu que j'étais dans la rue hier.
(*) Gay Pride est une marque déposée en France par la SOFIGED.
(**) Vous ne voudriez pas l'adresse tout de même !
(***) Il fait allusion au score de Jean-Luc Roméro.
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| Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, Article 19 : Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Diskleriadur Hollvedel Gwirioù Mab-Den, Mellad 19 : Pep hini en deus gwir d'ar frankiz d'ober e veno ha d'en disklêriañ, da lavarout eo gwir da chom hep bezañ trubuilhet en abeg d'e vennozhioù, gwir da glask, da resev ha da skignañ keleier ha mennozhioù, dre n'eus forzh pe zoare disklêriañ, hep teurel pled ouzh an harzoù.  |