Au rythme des nyctémères.

Une trace, un message embouteillé, une humeur impudique, un clin d'oeil lancé à la cantonade : ce journal n'a pas d'autre ambition que de lancer quelques cailloux sur la surface de la blogosphère. Parfois, sans l'avoir vraiment espéré, un ricochet...

N'oublie pas, lecteur, nous nous ressemblons.

* * * * * * * * * *
Humeur du moment :

J'écoute : Rameau ou Charpentier ?
Je regarde : le frigo vide
Je lis : le courrier d'un mois d'absence
Je joue : à ne rien faire
Je mange : des alouettes sans tête
Je bois : une mauresque, ça rappelle les vacances
Je cite : "je consens vu que je suis bonne à laisser admirer ma charmante personne"
Je pense : que les vacances m'ont fait grand bien
Je rêve : des prochaines vacances
(mis à jour samedi 16 août 2008 à 00:12)

31/03/2008

31/03/08 - 23:58

BAN

 


 
En écoutant Natalie Dessay dans les "Contes d'Hoffman" sur Mezzo hier soir, je me suis rendu compte d'une chose terrible qui me trottait en tête depuis longtemps : sa voix ne m'émeut pas. Le fan-club de GA ne me pardonnera pas cet aveu. J'en suis tout contrit...
 

29/03/2008

29/03/08 - 22:17

VRAC X 5

 


 
I. Faux semblant
Commençons ce post en cinq points par un commentaire sur l'illustration : contrairement aux apparences, ce monsieur joue de la trompette. Cette aimable allégorie musicale est dédiée à tous les commentateurs péremptoires que l'on doit subir en parcourant la blogosphère (oui, je sais, je suis de méchante humeur ce ouiquende). En tous cas, le monsieur a une bien belle trompette (*)...

II. Fibre Optique
Comme les sites web deviennent de plus en plus gourmands en petits octets pour s'afficher, j'ai décidé de passer à l'abonnement 100 méga via la fibre optique. La dame au téléphone m'indique que je recevrai mon nouveau modem dans quelques jours et que mon abonnement va baisser d'une poignée d'euros. Je n'ai pas cherché à comprendre la logique économique de la chose...

III. Harcèlement
D'abord S* me téléphone pour me dire qu'il se promène en pantacourt dans Nice, ensuite c'est C*, partie faire une causerie soporifique à Avignon, qui m'appelle pour me signaler qu'elle mange une salade sur une terrasse ensoleillée de la Cité des Papes. M'en fous, un jour le réchauffement climatique va bien remonter jusqu'à Paris.

IV. Gourde
Regarder son agenda quand la journée est finie ne sert pas à grand chose, sauf à s'apercevoir que l'on vient de louper un concert où l'on était invité. Heureusement que la place était gratuite sinon je me les (**).

V. Cadeau
Le 8 avril va sortir un livre intitulé "Plaisir" et sous-titré "manuel pratique du sexe à l'usage des femmes, de toutes les femmes". Et alors ? me direz-vous (misogynes que vous êtes). Et alors ce livre aura la particularité d'être mis en vente accompagné d'un sex toy vibrant. Je serais amusé de le voir en vente chez Carrouf. En attendant, Le Monde, toujours vieux jeu, nous refile des DVD en supplément. Pffff !
 
 
 
(*) Il s'agit d'un joueur de trompette marine...
(**) Expression vulgaire qui ne sied pas à la bonne tenue de ce blog.

 

29/03/08 - 12:55

JE N'AIME PAS OLIVIER MARTINEZ (qui c'est ?)

 


 
La malheureuse Anne-Elisabeth Lemoine de Canal Plus est la risée de la blogosphère depuis qu'à l'antenne elle a confondu le journaliste politique Eric Dupin (à droite) avec l'Internaute Eric Dupin (à gauche) dans l'affaire de la condamnation de FUZZ. De surcroît, elle parle de la condamnation d'un blog, alors que précisément FUZZ n'était pas un blog au sens propre mais un "aggrégateur" et qu'il a été condamné pour un lien... La journaliste de Canal n'a donc rien compris au film !

Le site FUZZ a donc été condamné pour avoir édité un lien vers un blog qui relayait la rumeur du mariage prochain d'Olivier Martinez avec [on s'en fout]. Le sieur Martinez estimant qu'il y avait atteinte à sa vie privée, et c'est son droit, a attaqué en justice. Sauf que ce n'est pas le blog d'origine qui a été visé mais le site aggrégateur. La justice a considéré que FUZZ ne pouvait être considéré comme hébergeur mais bien comme éditeur de contenu. FUZZ a fermé.

Cette condamnation soulève une interrogation de fond sur l'insécurité juridique des sites collaboratifs. Insécurité qui concerne également GayAttitude puisque tout ce qui y est dit peut donc être considéré comme la responsabilité éditoriale du responsable du site. Au delà des blogs individuels, le JDI (journal des inscrits) est un journal puisque tel est son nom.

Voilà pourquoi on n'aime pas Olivier Martinez (vidéo de la chaîne).
 

28/03/2008

28/03/08 - 23:38

BLOG DE PEDE

 


 
Quand on tient un blog sur GayAttitude il faut de temps en temps mettre du pédé dedans sinon on risque l'expulsion. Une foule s'agace en coulisse : comment ? Pas de ventre photographié dans le miroir de la salle de bain ? Pas de concours de maillot mouillé ? Même pas un petit chat mutin pour attendrir le juvénile lecteur ?

J'aurais voulu parler de Georges-Marc Benamou et de cette ridicule histoire de commission ad-hoc pour désigner le futur directeur de la Villa Médicis. Dire qu'à l'arrivée, entre le petit marquis dextrogyre et le ministre plénipotentiaire (Olivier Poivre d'Arvor) c'est blanc benêt et benêt blanc... Mais tout ça n'est pas très gay.

Je pourrais parler de Nadine Morano qui vient de déclarer qu'elle déteste la Gay Pride qu'elle qualifie de fête exhibitionniste avec des types en porte-jarretelles dans les rues. Mais, elle bénéficie - sur ce point - de solides supports sur GA.

Finalement, j'ai l'impression que je suis de méchante humeur ce soir. Je vais casser un peu de vaisselle et mettre la télé à fond pour faire chier les voisins.
 

28/03/08 - 16:02

LCR : le facteur sonne toujours deux fois.

 


 
Comme Le Monde et Libération l'ont indiqué aujourd'hui, la LCR d'Olivier Besancenot a décidé de "dépermanentiser" Christian Piquet. Autrement dit, la LCR licencie l'animateur de "UNIR", son courant d'opposition interne. Le courant en question crie au licenciement politique (voir le blog d'UNIR) tandis que la direction de la LCR est embarrassée dans ses explications (rien sur le site officiel de la ligue).

A vrai dire, les scènes de ménage des camarades m'indiffèrent et les contradictions internes du mouvement trotskyste (reconnaissance statutaire des tendances et fractions, mais pas jusqu'à payer un permanent oppositionnel) me laissent froid comme le marbre dont on fait les statues de Lev Davidovitch.

Simplement, j'ai encore en mémoire les leçons de morale de ces mêmes camarades lors d'autres situations me concernant, pourtant statutairement plus simples, où les noms d'oiseaux me transformaient en volière ambulante. Alors aujourd'hui je peux me permettre de rire un petit peu...

Ahahahahahaha !
 

27/03/2008

27/03/08 - 22:47

VRAC X 5

 
I. Raccourci
J'ai provisoirement renoncé à aller voir l'exposition consacrée à Marie-Antoinette au Grand Palais : trop de monde. Grâce à Internet, les fanatiques de l'Autrichienne peuvent ne pas faire la queue pour avoir leur torchon.

II. Mai 08
Je n'ai plus d'ampoules électriques de rechange. C'est ballot, ça peut claquer d'un moment à l'autre. Comment vouloir être l'avant-garde éclairée si on a plus d'ampoules ?

III. Internet
Philippe Manoeuvre récuse le fait qu'Internet puisse être un héritage (lointain) de mai 68 : « C'est quoi Internet ? C'est des neuneus qui prennent des faux noms pour faire semblant d'adopter de fausses attitudes [face] à de faux problèmes. »

IV. Souvenirs
Janvier 1968, François Missoffe, ministre de la Jeunesse et des Sports (et papa de Françoise de Panafieu) vient inaugurer une piscine sur le campus universitaire de Nanterre ; il se fait apostropher par un jeune freluquet du nom de Daniel Cohn-Bendit :

- Monsieur le ministre, j'ai lu votre "livre blanc sur la jeunesse", sur 300 pages il n'y a pas un mot sur les problèmes sexuels des jeunes.

- Avec la tête que vous avez vous connaissez sûrement des problèmes de cet ordre. Je ne saurais trop vous conseiller de plonger dans la piscine.

- Voilà une réponse digne des Jeunesses Hitlériennes.

(rideau)

V. On s'en fout
Dans l'espace, en micro-gravité, un boomerang se comporte comme un boomerang... L'astronaute japonais, Takao Doi, qui s'ennuie dans la station spatiale ISS, a lancé un boomerang et a été étonné de le voir revenir (en pleine poire ?). L'agence spatiale japonaise JAXA a promis de faire circuler une vidéo. Ca va youtuber sur les blogs...
 

24/03/2008

24/03/08 - 12:27

MAI 68 (#3) LA VIDEO

 


 
L'INA n'a pas seulement mis en ligne un site internet dédié à mai 68, mais également mis en vente, depuis ce week-end, un DVD : Mai 68 - Les images de la télévision.

Catherine, documentaliste qui a travaillé sur ce projet et cosigné le livret, m'a donné un éclairage bienvenu sur les images. Les séquences filmées doublées avec le son de la radio (dont un interview presque raccord), le faux bureau de Peyrefitte recréé en studio avec une toile peinte de bibliothèque en arrière-plan (tordant), le changement de ton des commentaires des actualités télévisées début juin (l'ORTF étant en grève, ce sont des journalistes non-grévistes qui sont au micro) etc.

Si certains passages sont célèbres (une mention spéciale à Georges Séguy et son "Cohn-Bendit ? Qui est-ce ?"), de nombreuses séquences, de province en particulier, n'avaient jamais été (re)diffusées. Le montage proposé est vif, précis et fluide ; les chroniques de mai se regardent facilement d'une traite.

L'autre moitié du DVD est constitué d'extraits d'émissions TV de 68 classées par thème et donnant un large aperçu de l'époque. On passe ainsi de l'étonnante interview de Romain Goupil (alors, lycéen de 16 ans) par Marguerite Duras, à l'expression des mineurs du nord face à la fermeture progressive des puits (en ch'ti pur sucre), de Jean Vilar dans un festival d'Avignon agité à une émission de variétés où officie Claude Angeli (actuel rédacteur en chef du Canard Enchaîné)...

On donnera volontiers la palme à cette "sexologue catholique" essayant de convaincre une jeune fille de 18 ans (la majorité est à 21 ans) de l'inutilité d'avoir des rapports sexuels avant le mariage : c'est comme manger une tarte aux cerises avant de la mettre au four.

L'INA présente son DVD comme un collector, ce n'est pas immérité.
 

22/03/2008

22/03/08 - 13:31

MAI 68 (#2) ENFANCES

 


 
Il y a des livres qu'on aimerait aimer.

Quand j'ai appris la sortie du livre de Virginie Linhart, je me suis dit que l'idée d'écrire la vie des enfants des leaders révolutionnaires de 68 pouvait être une bonne idée et apporter un angle de vue inédit. Ce que proposait Franck Nouchi dans Le Monde 2 : « Au milieu de cet amoncellement éditorial se glissent parfois des ouvrages passionnants, qui renouvellent l'approche de cette période. Il en est ainsi du Jour où mon père s'est tu, de Virginie Linhart », aussitôt relayé - de l'autre côté - par Le Figaro avec Sébatien Lapaque : « une enquête intelligente et sensible, ni complaisante ni revancharde, sur les «fils et filles de», élevés dans le grand désordre idéologique et libidinal des années 1970 »...

Et puis il y avait ce nom, ce sésame : être la fille de Robert Linhart, le dirigeant maoïste de l'UJC(ml), l'auteur du best-seller "L'établi" où il raconte son séjour volontaire en usine. Cette nébuleuse noire, effrayante, du maoïsme français le plus rigoriste et sectaire qui éveille rétrospectivement cette curiosité que l'on voue aux erreurs de l'Histoire.

C'est donc avec intérêt que j'ai acquis le livre prometteur.

Ma déception me chagrine. Pourquoi donc ce livre me déplaît-il autant ? Parce qu'il est mal écrit, que sa construction brouillonne, ses redites et son style trop journalistique en rendent la lecture malaisée. Mais je dois me rendre à l'évidence, ce défaut n'est pas l'essentiel. L'essentiel, c'est que ce livre est réactionnaire au sens propre du terme. La longue litanie des enfants abandonnés par leurs parents, leur mode d'éducation erratique, les valeurs hors-norme mal supportées, précède la description des adultes qu'ils sont devenus, et qui par réaction sont maniaques, bourgeois, conformistes, obnubilés par leur propre progéniture.

Ce n'est pas une généralité, mais la liste des témoignages est suffisamment longue pour être probante. En somme ce ne serait pas le livre lui-même qui me déplairait mais la réalité qu'il décrit. Une réalité incontestable mais énoncée en inventaire nosographique sans autre fil conducteur que les interrogations de Virginie Linhart sur le mutisme maladif de son père.

Parce qu'elle ose à peine proposer une critique raisonnée de l'époque qu'elle observe, elle se réfugie dans le recensement de propos parfois convergents, parfois divergents. Pourtant, malgré tout, à petites touches, on finit par apercevoir un tableau d'ensemble, celui d'un mai puéril. Et alors, oui, j'aurais aimé aimer ce livre.
 
 
 
PS : Le pavé (!) littéraire incontournable pour revisiter les "événements" de 68 reste l'essai en deux tomes de Hervé Hamon et Patrick Rotman, "Génération", publié au Seuil (et réédité pour l'occasion).
 

22/03/08 - 01:46

RETOUR SUR LA GUERRE PUTEOLIENNE

 


 
Plantons le décor pour ceux qui ignoreraient tout du Dallas de Puteaux. Une famille règne absolument sans partage sur la municipalité, les Ceccaldi-Raynaud. Le grand-père, Charles devient maire de Puteaux en 1969, en remplacement de l'ancien maire, malade. Il est alors dans la mouvance SFIO, mais aux élections de 1971, il n'a pas eu l'investiture socialiste, et ni une ni deux, il se tourne alors vers l'UDR (l'UMP de l'époque) et quelques anciens du SAC. Il est élu dans des conditions assez sombres (un colleur d'affiche tué par balles). En 2004, c'est sa fille, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui lui succède et comme elle ne veut plus rendre la place à son père, la guerre de famille est déclarée...

Depuis longtemps, un jeune militant proche du PS, s'oppose au "système Ceccaldi-Raynaud" : Christophe Grébert, tient un blog d'opposition qui fait parler de lui. L'ambiance est tendue et les coups bas pleuvent. Christophe est attaqué en diffamation pour un article de son blog, après une longue procédure il sera relaxé. Puis c'est au tour des Ceccaldi-Raynaud, père et fille, d'être attaqués pour diffamation pour avoir insinué sur le site officiel de la ville, que Christophe Grébert, qui ne fait pas mystère de son homosexualité, aurait des penchants pédophiles. Ils sont condamnés...

C'est dans cette ambiance joyeuse que se déroulent les municipales de 2008. La liste UMP conduite par Joëlle Ceccaldi-Raynaud arrive en tête, Christophe Grébert devient élu d'opposition, et le vieux Charles est le seul élu de sa liste dissidente. Mais un troisième Ceccaldi-Raynaud a fait son apparition : Vincent Franchi est élu sur la liste de maman Joëlle. Et Christophe Grébert dégaine le Code : l'article L 238 interdit à plus de deux ascendants ou descendants de siéger au conseil municipal d’une ville de plus de 500 habitants. Un Ceccaldi-Raynaud doit partir...

Pour agrémenter cette aimable histoire familiale, le premier conseil municipal doit être présidé par le doyen des élus qui n'est autre que Charles (82 ans). Cela promet pour l'ambiance... Mais un article dans Le Parisien affirme que c'est le plus mal élu (Charles) qui doit partir et que la préfecture confirme ce point. Vexé, papy fait de la résistance en écrivant aussitôt au Préfét pour flinguer son petit-fils : « Je m’étonne de la rapidité de cette confirmation contraire à la loi, selon les professeurs agrégés que j’ai consultés. Je vous prie en conséquence de prendre l'arrêté mettant fin aux fonctions de Monsieur Vincent Franchi ».

Finalement, vaincu, le grand-père Charles n'est même pas venu à l'ouverture du premier conseil municipal. Maman Joëlle a été élue maire de Puteaux, le fiston devient adjoint à l'enseignement, la culture et la jeunesse, tandis que les élus d'opposition n'ont aucun poste d'adjoint. les séances du conseil municipal promettent encore quelques belles empoignades.
 

21/03/2008

21/03/08 - 00:16

VRAC X 5

 


 
I. Regina
Après l'élection, aujourd'hui, des présidents de Conseils Généraux, la Corrèze est officiellement un département de gauche. Désormais, Madâme va avoir du temps pour ses "Conversations"...

II. La guerre des bougons
On est à l'abri de rien. Jean-Marie Le Pen crie à la provocation suite à la nomination de Nadine Morano au Secrétariat d'Etat à la Famille. Il déclare : "cette personne, qui vient d'être sévèrement rejetée par les électeurs de Toul, n'est pas connue pour défendre la famille, mais pour militer en faveur du mariage homosexuel, de l'adoption par les couples homosexuels, de la procréation assistée pour les homosexuels, et de l'euthanasie". Encore une phrase de plus et nous pourrions être obligés de défendre la malheureuse Nadine, ce qui serait sans doute très au-dessus de nos forces...

III. Belgique
Après une longue crise politique, Yves Leterme forme enfin le nouveau gouvernement belge et vient de prêter serment. Avec un nom comme ça, on se retient de faire un jeu de mot facile sur le terme de la crise. Oui, on se retient...

IV. Sex Toy
La firme Nokia vient de présenter le concept de son téléphone mou. Ce n'est qu'un projet, et je n'ai pas encore compris comment marche le mode vibreur.

V. On s'en fout
Monsieur Pokora (torse chantant) se décide à faire la une de Têtu pour annoncer qu'il n'est plus "libre", mais qu'il a trouvé femme à son goût. C'est intéressant comme concept de communication. Attendons son interview dans Playboy...
 

19/03/2008

19/03/08 - 22:05

UN 1ER MAI QUI S'ELEVE...

 


 
Facétie du calendrier en 2008 : deux jours fériés tombent le même jour. Le Jeudi 1er mai sera également le jeudi de l'ascension. Coïncidence rarissime (la dernière fois remonte, je crois, à plus d'une une quinzaine d'années).

En principe, comme l'a indiqué le ministre du Travail à une question de Catherine Procaccia, la sénatrice du Val-de Marne, si le Jeudi de l'Ascension a un caractère chômé et férié dans une entreprise, l'employeur doit donner un jour d'absence autorisée en compensation de la coïncidence des deux jours fériés. Obligation évidemment contestée par quelques avocats (patronaux)...
 
Voir l'article de Liaisons Sociales.
 

18/03/2008

18/03/08 - 12:58

VRAC X 5

 


 
I. Glandeur
L'Elysée a embauché un jeune normalien pour surfer sur le Web. Nicolas Princen (photo), 24 ans, est chargé de traquer les méchancetés, rumeurs, ragots et vilenies écrites sur le Web à propos de Nicolas Sarkozy (officiellement : "déjouer toute désinformation à l'encontre du Président"). Il y a des métiers passionnants...

II. Chanteur
Sir Elton John donnera un concert le 9 avril pour renflouer les caisses électorales de la candidate Hillary Clinton. Après sa chanson pour feue la Princesse Diana, avec ce concert de charité, il va porter la poisse à ma candidate préférée !

III. Branleur
Un certain Tudor Rusca vient de battre un record du monde : celui de la masturbation. Il a réussi 36 orgasmes en 24 heures. Juste après sa performance, il a souhaité un sac de glace et une lotion pour refroidir sa zigounette meurtrie. Ce genre de record, ça va, ça vient...

IV. Bonheur
Depuis que Numéricâble a mis à jour ses décodeurs sur Paris avec une nouvelle carte à puce, je reçois des chaînes auxquelles je ne suis pas abonné dont Canal Plus et PinkTV. Soyez gentils, ne le répétez pas, laissez-moi le temps de regarder encore quelques documentaires animaliers sur PinkTV...

V. Vapeur
Qu'est devenue Laurence Parisot partie à l'assaut de l'UIMM avec son sabre de bois ? Les patrons de la métallurgie ont lancé une opération de ménage de printemps tout azimut avec tribune dans Le Monde (hier) et des audits en tous genres ; la réunion de leur Conseil national, cette semaine, sera maison de verre et balai-brosse... Pendant ce temps-là, la patronne des patrons se fait discrète. Elle avait annoncé avoir porté plainte contre ces "sacrés menteurs" qui prétendaient qu'elle était au courant des valises de billet de Gautier-Sauvagnac, mais aujourd'hui le Parquet de Paris a annoncé qu'aucune plainte n'a été enregistrée. Alors Lolo, pas cap' ?
 

18/03/08 - 01:10

MAI 68 (#1)

 


 
Maintenant que les municipales sont passées, intéressons-nous à Mai 68 (*). A vrai dire, si les événements factuels de mai 1968 ont un intérêt historique et politique, c'est surtout l'empreinte de ceux-ci sur la décennie qui a suivi (et même au-delà) qui mérite réflexion et analyse.

Les quarante ans du « joli moi de mai » vont être l'occasion de nombreuses initiatives et colloques. Et comme toujours en pareille circonstance, le meilleur côtoie le pire. Pour être au fait des différentes initiatives à Paris et en province, et en avoir une description détaillée, le CODHOS (collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale) a eu la bonne idée de créer un site web dédié aux initiatives : mai-68.fr... (**).

Alors que Nicolas Sarkozy s'est distingué par la virulence de son discours contre l'héritage de mai 68, la période est propice à faire l'inventaire de cet héritage, le bon et le moins bon, le politique, le social et l'évolution des mœurs...
 
 
 
(*) Je n'ai pas eu la patience d'attendre le 22 mars pour commencer à parler de mai 68...
(**) Ne pas confondre avec mai-68.org.
 

17/03/2008

17/03/08 - 00:08

MUNICIPALES 2/2

 


 
I. Victoire de la gauche
Les résultats des municipales sont clairement une victoire de la gauche (et il semble que le résultat des cantonales soit encore bien plus marquant). Les consignes de communication de l'UMP pour minimiser la défaite ont été, au premier tour, de marteler que cette élection était locale, toute locale, rien que locale, ce qui n'est bien sûr que la moitié de la vérité. Pour le second tour les consignes du Château étaient de parler de rééquilibrage et de monter en épingle le faible taux de participation...

II. Déséquilibre
Concernant l'équilibre droite/gauche et son évolution à scrutin comparable, il faudra attendre la liste des résultats définitifs. Mais parler de "rééquilibrage" n'a de sens que dans un scrutin globalement mitigé où le vote des électeurs ne dégage pas un sens national affirmé tout en revenant sur quelques situations locales. Dans le cas actuel d'un déplacement important et national des majorités municipales et cantonales vers un camp, la notion de rééquilibrage est un cache-sexe, le désaveu est patent.

III. Le silence bavard
L'autre classique des commentaires sur les plateaux de télévision consiste à faire parler ceux qui n'ont rien dit. On peut certes déduire que les abstentionnistes n'étaient pas motivés. On peut aussi, à partir du constat que ceux-ci étaient surtout à droite, subodorer une forme de lassitude par rapport à leur propre camp. Mais les faire parler pour dire - comme certains - qu'ils souhaitent que les réformes de la majorité aillent plus loin et plus vite, c'est un exercice divinatoire très très osé.

IV. Bayrou n'a pas de Pau
La stratégie du MoDem - en tant qu'appareil - se termine en eau de boudin. Les alliances de premier tour ont tenu leurs promesses tandis que la géométrie variable du second tour semble avoir déboussolé l'électorat. Les alliances conclues pour le deuxième tour n'ont pas été déterminantes (voir Marseille et Toulouse dans deux stratégies différentes), les maintiens en triangulaires n'ont servi à rien (sauf peut-être à avoir sauvé de justesse Tibéri à Paris). Concernant la défaite personnelle de François Bayrou à Pau, l'argument de la manœuvre UMP dans le cadre d'une triangulaire ne convainc que partiellement ; d'abord à cause de la personnalité du maire sortant (ex-PS investit par l'UMP) qui ne permet pas de savoir vers qui se serait retourné son électorat, ensuite parce que d'autres se sont sortis de triangulaires difficiles.

V. Gueules de bois
Curieusement le résultat de ces municipales va se traduire par un règlement de comptes général. Au FN, la chute de la maison Le Pen et la situation désastreuse du mouvement d'extrême-droite (cuisant échec de Marine Le Pen et aucun élu aux cantonales) va relancer la querelle de légitimité. A droite l'interprétation de l'ampleur du "contexte national" va sans doute donner lieu à quelques grincements de dents ; mais c'est surtout la conduite de l'UMP et son orientation (passer d'un parti présidentiel à un parti de conquête électorale) qui donnera lieu à des passes d'armes. Le rôle de Devedjian est déjà remis en cause. L'élimination sévère de Françoise de Panafieu et la présence de nombreuses candidatures dissidentes à Paris nécessitent une recomposition de l'UMP locale dont on voit mal qui aurait la légitimité suffisante pour la conduire (sauf parachutage). Au PS le jeu est à nouveau ouvert pour le leadership, les nombreuses victoires ayant remis en selle beaucoup de personnalités. Si Ségolène Royal garde un capital de sympathie au sein du parti, la montée en puissance de plusieurs quadras, auréolés de leur victoire municipale, affaiblit sa position. Son appel à l'ouverture au MoDem "partout" n' a été ni suivie, ni convaincante électoralement. Les Verts ont loupé leur solo parisien tandis que Dominique Voynet a réussi à prendre la mairie de Montreuil à l'apparenté PC Jean-Pierre Brard. Cela ne changera guère la foire d'empoigne que constitue traditionnellement le Conseil national inter-régional des Verts...
 

15/03/2008

15/03/08 - 15:53

RHETORIQUE POLITIQUE

 
Nicolas Sarkozy fait des efforts louables pour retrouver une stature présidentielle. Après son célèbre « casse-toi pov' con ! », il reformule avec son nouveau et plus élégant « tu ne fais plus partie du dispositif » adressé au jeune Martinon, le dernier des Céciliens...

Xavier Darcos à la suite du « casse-toi pov' con ! » avait parlé d'épidictique flaubertienne (l'adjectif épidictique en rhétorique qualifie un discours démonstratif mettant en valeur la louange ou le blâme). Si le résultat des élections à Périgueux dimanche soir renvoyait Xavier Darcos à ses chères études de rhétorique, comment qualifierait-il le « tu ne fais plus partie du dispositif » de ses concitoyens ?
 

14/03/2008

14/03/08 - 21:36

VRAC X 5

 
I. Statistiques
Le Figaro a publié un sondage TNS-Sofres sur les intentions de vote dans le 3ème secteur de Marseille et annonce un score serré à 51% pour Muselier et 49% pour Guérini. Sachant que le 3ème secteur compte  53 967 inscrits dont 33 022 ont voté au premier tour et que l'échantillon de TNS-Sofres comportait 600 personnes interrogées, calculez le taux d'intérêt d'un tel sondage.

II. What else ?
Le magazine Esquire a trouvé un site web disant que Georges Clooney est "gay, gay, gay". L'acteur a répondu en plaisantant "non, je suis gay, gay. Le troisième gay est de trop".

III. Rififi à l'UMP
La guerre est ouverte entre Devedjian et les époux Balkany qui ont sorti la sulfateuse (Monsieur sur Le Post et Madame dans l'Express). Ce tir groupé à la veille du second tour annonce que le temps est à l'orage.

IV. L'humanité et les cafards
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté d'expulsion d'un lycéen algérien homosexuel rejeté par sa famille. La Lesbian and Gay Pride de Lyon demande au Préfet de ne pas faire appel et de faire preuve d'humanité. La stupidité crasse de la brève du site d'extrême-droite Novopress est à gerber...

V. Soupe populaire
En 1968 était sorti un disque étrange : "Switched-on Bach" entièrement réalisé sur un synthétiseur Moog de l'époque. La mode était aux expériences de musique électronique et il avait fallu du temps pour que du fatras émerge un tube comme "Oxygène" de Jean-Michel Jarre (1976). M'étant souvenu par hasard que j'avais écouté adolescent ce vinyl de Bach revisité, je me suis mis à la recherche de quelques mp3 pouvant me replonger dans cette époque lointaine. Hélas, trois fois hélas, cette abomination de la désolation a terriblement mal vieilli puisque - aujourd'hui - on croirait entendre un concours de sonneries de téléphone portable bas de gamme. J'ai aussitôt caché ces mp3 au plus profond des répertoires de mon disque dur. Et pour expier mes fautes je vais devoir écouter les versions de Nikolaus Harnoncourt.
 

12/03/2008

12/03/08 - 12:35

EN ATTENDANT LE 2EME TOUR...

 


 
I. Bestiaux
Nous sommes fort aise d'apprendre que l'élection de Mister France 2008 s'est déroulée dans la charmante et ennuyeuse ville d'Etampes. Le vainqueur de cette compétition est un jeune sportif tahitien. Cette information insipide est un prétexte pour illustrer ce blog et attirer les amateurs du genre. Tout cela nous laisse froid (à environ à -273°C pour être précis). Nous aurions aussi bien pu illustrer ce post avec Mister Suisse Romande qui ne fait pas mystère de son homosexualité, mais comme il ne veut pas devenir une icône gay nous le laisserons dans l'oubli.

II. Saupoudrage gay
L'élection d'un maire ouvertement gay à Paris avait marqué les municipales de 2001. En somme, une nouvelle époque électorale s'ouvrait et l'homosexualité assumée publiquement n'était plus un obstacle dirimant à une carrière politique d'envergure. Les municipales de 2008 vont sans doute confirmer cette lente évolution des mentalités électorales. A l'image de l'élection dès le premier tour de Eddie Aït (PRG) à Carrières-sous-Poissy.

III. La violence de la démocratie
Le vote à bulletin secret reste le fondement même de la démocratie. Le privilège d'exprimer sa voix reste un luxe depuis l'Ecclésia grecque. Un luxe dont on trouve la trace dans ce titre de presse à l'étrange raccourci : « Les autorités angolaises en faveur des élections pacifiques ». L'abstention est une inconséquence réservée aux nantis.

IV. Clic
H* me vantait le cérémonial du vote à l'urne et déplorait l'arrivée du vote électronique, pas par peur de la fraude ou du piratage, mais par regret de la symbolique républicaine. Je lui expliquais que certaines contingences devaient amener à favoriser la participation plutôt que la liturgie et je lui décrivait l'expérience qui sera faite pour les prud'homales 2008 avec la possibilité d'un vote par Internet proposée aux les électeurs parisiens. Il ne semblait pas convaincu. Comme le président de mon bureau de vote qui, au moment du dépouillement, s'est lancé dans une diatribe contre le vote électronique par peur, cette fois, des erreurs techniques. Et il excipait de son ancien état d'ingénieur informatique ; vu son âge il a dû arrêter sa carrière sur un DPS7 quand j'y commençais la mienne.

V. L'art de la fugue
Les soirées post-électorales, avec le défilé des huiles sur les plateaux de tévé, m'offrent un apprentissage gratuit pour le moment où je devrais moi-même commenter, ici ou ailleurs, les résultats des élections prud'homales à la fin de l'année. Savoir par exemple - que lorsque l'on a pas gagné c'est que l'on a moins perdu que prévu - est une astuce précieuse que je garde en mémoire. Il faut savoir se former à la lignification de la langue...
 

12/03/08 - 00:14

BEL CANTO

 


 
Lu dans la presse : un candidat a été mis en examen à Toul pour avoir voulu faire chanter Nadine Morano. Une extorsion de fonds pourrait mériter la clémence de la justice, mais si c'est pour avoir voulu lui faire pousser une goualante, la peine doit être sévère !
 

10/03/2008

10/03/08 - 02:19

MUNICIPALES 1/2

 


 
Le bilan du premier tour des municipales (et celui des cantonales) est difficile à résumer au-delà du visible rééquilibrage à gauche. Comme prévu certaines villes basculent à gauche dès le premier tour, Paris et Lyon se positionnent au-delà du prévisible tandis que des situations serrées marquent une résistance de la droite à Marseille et Toulouse. Les maires communistes, affrontés par des listes PS, témoignent d'une solidité et d'une implantation locale remarquables, à l'exception pourtant de Brard, à Montreuil, qui reste sérieusement menacé par Voynet.

La difficulté de lecture de certains scrutins réside en partie dans le vote Modem.

J'aurais aimé faire un long développement pour décortiquer les sinuosités du Modem et battre en brèche la candeur des nouveaux convertis qui cherchent à parer le parti centriste d'une cohérence "au cas par cas". En fait ce "cas par cas" est tellement peu étayé sur des points concrets connus des électeurs qu'il est illusoire de chercher à lire autre chose que de l'opportunisme tactique. Pour filer la métaphore maritime, le Modem tire des bords en fonction du vent. Il était encore tenable, avant le premier tour, d'expliquer le ralliement à Juppé à Bordeaux et de l'autre côté à Rebsamen à Dijon, sur la base d'un projet électoral défini ; il est plus difficile d'argumenter sur les jeux de soutiens qui auront lieu d'ici mardi soir. Situation qui diffère notablement des primaires PS-Verts où les lignes de fractures sont connues et où le processus de fusion pour le second tour, pondéré par les résultats réciproques, n'apporte guère de surprises aux électeurs.

En somme, la situation tranchée de Bordeaux et Dijon n'arrive pas à cacher le jeu de bonneteau électoral centriste. L'éclatement du Modem à Lyon entre les ralliements chez Perben (perdu !), Collomb (gagné !) ou en liste maintenue (perdu !) est sans doute le cas le plus extrême. La situation parisienne est une mosaïque où l'on trouve des naïfs (au sens politique) comme Philippe Meyer et des vieux chevaux de retour comme Didier Bariani. Ce n'est pas pour rien que Marielle de Sarnez a choisi un mandataire unique pour l'ensemble de ses listes parisiennes, elle garde le contrôle de toutes les fusions ou de tous les maintiens au second tour.

A l'évidence ce ne sera pas du "cas par cas" local qui va conduire les discussions. A Paris, Delanoë peut se passer du soutien du Modem ; s'il ouvre certaines de ses listes au centre, ce sera aussi en regard d'autres situations locales en France (s'assurer du soutien total de Jean-Luc Benhamias à Marseille par exemple). En cela Delanoë peut jouer un jeu subtil dans une perspective interne au PS. A l'inverse, le maintien possible (probable) de la liste UMP à Pau pour faire tomber Bayrou serait un prêté pour un rendu de la part des sarkozystes.

Mais ni le PS, ni le Modem n'ont intérêt à trop se rapprocher. Le PS doit apaiser son aile gauche et ses alliés traditionnels, le Modem doit conserver une logique de "ni-ni" qui peut le conduire à soutenir l'UMP dans des villes moyennes.

L'attitude de l'UMP à l'égard du Modem est plus incertaine ; après l'avoir dépouillé pour les législatives, il se trouve confronté aux municipales à une perte de voix. La "punition" pourrait être symbolique (la chute de Bayrou) sans aller jusqu'à pousser le Modem dans les bras du PS. Certains caciques de l'UMP, amers de leur situation personnelle et considérant que le Modem est déjà dans l'opposition, pourraient pourtant chercher à aller plus loin...

La suite au deuxième tour...
 

08/03/2008

08/03/08 - 14:18

NAUFRAGE

 
« Puisque ces mystères me dépassent, feignons d'en être l'organisateur »
(Jean Cocteau)

Je viens de me rendre compte que j'ai posté un texte sur le vote des femmes pour ce 8 mars, journée internationale des femmes. Il s'agit là d'un hasard, au mieux d'une part d'instinct. Mais faisons semblant d'avoir eu l'esprit d'à-propos...

J'ai en réserve tout un lot de justifications oiseuses pour parer mes oublis de l'apparence d'une volonté : la fête des mères (fête pétainiste), les cadeaux de Noël (dérive mercantile), la bonne année (j'en suis resté au calendrier révolutionnaire), la Saint Valentin (tradition hétérosexuelle) etc. Il n'y a que pour les anniversaires manqués que je n'ai pas trouvé d'échappatoire à ma faible mémoire.

La semaine dernière j'appelle ma mère pour les banalités d'usage qu'un fils doit à sa génitrice à intervalles réguliers. Elle me dit "ah tu m'appelle pour mon anniversaire ?" et elle comprend à mon trouble toute l'étendue de mon indignité. Je suis déshérité sur le champ.

La loi des séries étant implacable, j'appelle hier un jeune et charmant niçois en toute innocence alors que le gamin fête ses 25 ans le jour même. Me voici en liste noire, déclaré persona non grata sur la Côte d'Azur pour l'été prochain.

Je pourrais noter toutes ces dates dans mon agenda mais je ne me rappelle jamais que j'en ai un.
 

08/03/08 - 13:12

RACCROCHEZ C'EST UNE ERREUR

 


 
Le numéro de téléphone portable utilisé par Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle a été réattribué à un quidam.

Le caporal Henry Lebon reçoit désormais des appels - parfois en pleine nuit - qui ne lui sont pas destinés. Il a ainsi reçu un appel de Jacques Chirac (tiens, tiens...) et des SMS de François Hollande. Mais le caporal, plutôt amusé de dialoguer avec des personnalités étonnées de tomber sur une voix virile, est un homme civilisé : il s'est refusé à donner le moindre renseignement sur la teneur des messages reçus.
 

08/03/08 - 00:08

MUNICIPALES J-1

 


 
A cette heure, nous sommes à un jour des municipales. Afin de respecter la plus parfaite neutralité pendant ce délai de réflexion citoyenne, nous tairons notre souhait de voir Panafieu se vautrer, Gaudin retourner à sa bouillabaisse et Perben à ses études.

Nous profitons plutôt de ce moment pour rappeler les municipales du 29 avril 1945 (avant la signature de l'armistice, donc) qui étaient le premier scrutin où les femmes ont eu le droit de vote. Le suffrage n'est devenu universel en France qu'il y a à peine plus de 50 ans...

Voir les actus de ces premières municipales "universelles" sur les Archives de l'INA.
 

07/03/2008

07/03/08 - 21:26

BACH CHICHE

 


 
Ceux qui me connaissent savent que je voue un culte irraisonné pour Jean-Sébastien Bach. Cette vénération païenne m'a poussé aux plus excessives extrémités, y compris en publiant sur mon blog, sans aucune retenue, la photo des chiottes du Kantor de Leipzig, au grand dam de mes proches qui craignent pour ma santé mentale. Lors de mon séjour à Eisenach, je n'ai pu - hélas - poser mon humble postérieur sur le bois troué, usé par le lourd fessier du Maître. Mais je m'égare...

Voici donc qu'une certaine Madame Wilkinson (sans doute une fine lame de la science médico-légale) a reconstitué la tête divine à partir du moulage du crâne du génie et grâce au concourt du logiciel du Centre d'anatomie et d'identification humaine de l'université de Dundee, en Ecosse. Cette technique est, paraît-il, fiable à 70%. La dame avait déjà reconstitué la tête de Ramsès II, ce dont je suis fort aise, mais comme je ne connais autour de moi aucun contemporain du pharaon (quoique...) pouvant attester de la réussite du procédé, je reste un peu perplexe...

Donc me voici devant le Saint Suaire authentifié le vrai de vrai chef du chef... Auparavant je me prosternais devant les multiples portraits qui ne semblent jamais croquer le même homme, je m'étais pâmé devant les innombrables statues qui décorent le paysage de Leipzig dont chacune représente un Bach différent. J'avais un dieu protéiforme, je me retrouve avec un moulage de bonhomme ordinaire dont on se demande d'où la dame Wilkinson a déduit une couleur des yeux aussi différente des portraits peints (je suis daltonien, mais quand même...)

En fait la reconstruction théorique se rapproche, à 70%, du portrait le plus diffusé du Kapelmeister : celui peint par Haussmann en 1746 où Bach tient une petite partition qui se lit dans les deux sens (il existe un autre portrait d'Haussmann où Bach ressemble à une grenouille à perruque, une sorte de personnage de roman de Lovecraft, que je préfère oublier). Avec la foi du charbonnier je continuerai d'idolâtrer le père sévère du portait de 1747 qui orne ma chambre à coucher et je dédaignerai le vil buste en silicone de l'écossaise briseuse de rêves.
 

07/03/08 - 00:04

NOTE A BENETS

 


 
Après sa condamnation par le tribunal le site de notation des profs, note2be, a publié le communiqué suivant :
« A la suite de la décision du Tribunal de Grande Instance de Paris Note2be.com doit cesser de collecter et de traiter les noms et les notes des enseignants à compter du mercredi 5 mars à 16h32.

Nous sommes inquiet quant à l’avenir du Web 2.0 en France.  En effet la décision prise par le TGI le 3 mars remet en cause le fondement même du web « contributif », dans notre pays.

Cette décision est inquiétante au regard du principe de la liberté d’expression sur Internet en France, en particulier pour les élèves et étudiants français.

Nous allons faire appel de cette décision. Nous reviendrons bientôt ! »


Ce communiqué est un morceau d'anthologie, on va rarement aussi loin, aussi caricaturalement, dans le reversement de perspective. Rappelons qu'il ne s'agissait pas de juger le principe même de notation des professeurs, mais de l'usage de données nominatives mises publiquement à la disposition de «noteurs» anonymes...

Bientôt on verra l'alcoolique qui se plaint que l'on attaque sa liberté de boire, le voleur qui maugrée que l'on restreigne son pouvoir d'achat, le cogneur qui se lamente qu'on l'empêche de faire de l'exercice physique...

La CNIL saisie en urgence a rendu son avis aujourd'hui : le site n'est pas conforme à la loi et la CNIL se réserve le droit d'user de son pouvoir de sanction si les promoteurs du site ont la comprenette difficile. Ce que justement l'on peut craindre puisqu'un site "voisin" se propose de noter les médecins (à partir du 15 mars, date de la fermeture de note2be...) : www.note2bib.fr

Plutôt que de noter ici ou là les différentes catégories de la population, autant ouvrir à la Préfecture un service central de notation anonyme. On pourra même noter ses voisins...
 

04/03/2008

04/03/08 - 23:03

PETIT AMUSEMENT PREELECTORAL

 
Canal + et son émission "Action Discrète" a piégé les militants UMP du 18ème arrondissement. Un farceur, accompagné d'une caméra cachée, se fait passer pour le fils de Christine Boutin et veut débusquer les homosexuels parmi les colistiers de Roxanne Decorte (sosie de Raffarin avec des cheveux longs). La réaction des militants de base UMP est assez... signifiante.
 
Voir la vidéo sur le site d'Action Discrète.
 

04/03/08 - 00:55

LAURENCE PARISOT ET LES TEMPLIERS

 


 
Le journal Le Monde titre un peu rapidement : "La majorité et les syndicats se félicitent de la décision de l'UIMM" alors que l'article lui-même ne traduit pas cette liesse annoncée... A dire vrai, on a plutôt eu droit de la part du patronat des mines et de la métallurgie au minimum minimorum.

Dans un post précédent consacré à "l'affaire DGS" j'avais annoncé - moi-même trop confiant - la rencontre entre Laurence Parisot et l'UIMM pour aujourd'hui. Il n'en a rien été, l'UIMM, souveraine, s'est réunie seule à huis clos et décidera du moment opportun pour accepter de rencontrer la patronne du MEDEF.

Les annonces de l'UIMM, sont donc maigrelettes. Certes ils reverront les contrats scandaleux signés avec Denis Gautier-Sauvagnac, et on jugera, en temps et en heure, les résultats de cette renégociation délicate qui lâchera sans doute un peu de lest ; mais surtout, l'UIMM annonce clairement qu'elle entend conserver l'ensemble de ses mandats de représentation, et elle a les moyens de ne pas céder sur ce point. L'UIMM est le principal contributeur en termes de cotisations à la confédération patronale, elle peut répondre à Laurence Parisot : qui t'a fait reine ? La forteresse UIMM n'est pas simple à circonvenir pour le MEDEF.

Nous conseillons vivement à Laurence Parisot de relire l'histoire de Philippe Le Bel et des Templiers. Sur le bûcher des vanités, Denis Gautier-Sauvagnac profèrera sa malédiction sur les dirigeants du MEDEF et les générations futures chercheront en vain le trésor légendaire de l'UIMM en creusant des trous dans les fondations du Nouveau Temple au 56 avenue de Wagram...
 
 
 
PS : J'avais abandonné la lecture d'une volumineuse histoire de l'UIMM, l'actualité m'oblige à reprendre cette joyeuse lecture...

02/03/2008

02/03/08 - 16:30

RETOUR SUR L'AFFAIRE DGS

 


 
Le rebondissement de l'affaire du pont d'or offert pour le départ de l'UIMM de Denis Gautier-Sauvagnac intervient dans un moment particulier. Patronat et syndicats sont en effet actuellement en cours de négociation sur la représentativité et le financement des organisations syndicales.

La désinvolture, le mépris -comment appeler ça ? - de l'UIMM, et son retentissement dans l'opinion publique, secouent une négociation mal engagée. Le tableau clinique - appelons cela ainsi puisque s'y joue quelques survies - est éloquent.

En tête de pont les deux "grandes", CGT et CFDT, appellent à une remise en cause radicale. Une représentativité mesurée par l'élection en entreprise avec un seuil minimal pour être reconnu. Une transparence financière obligeant à la publication de comptes certifiés des confédérations. En arrière-garde, le cartel des "petites" joue sa survie en acceptant la modification de quelques règles mais refuse la notion de seuil. Un peu à part - comme à son habitude - FO freine des quatre fers, estimant que pour mesurer la représentativité une élection de type politique serait suffisante (c'est à dire un vote sur sigle et non sur une présence réelle en entreprise) et propose de réactiver les anciennes élections "Sécurité Sociale". Enfin, FO reste attaché aux fondements de la Loi Waldeck-Rousseau et considère que les finances de chaque organisation ne regardent que ses propres adhérents. La réaction de Jean-Claude Mailly sur le scandale DGS est révélateur de cet état d'esprit : il faut régler ce problème interne à l'UIMM.

Dans la négociation en cours, qui se déroule dans ses locaux, le MEDEF fait montre d'une prudence et d'une ambition fort mesurée. L'organisation patronale semble vouloir aller vers des "aménagements" qui ne bouleversent pas le paysage syndical, louvoie entre la notion de seuil demandée par les grandes organisations tout en donnant des gages de survie aux petites. Mais surtout, le MEDEF s'en tient à une feuille de route restreinte : il ne s'agit que des organisations syndicales de salariés ; il refuse de parler de la représentativité des organisations patronales et pousse des cris d'orfraie lorsqu'est suggéré de faire publier dans les comptes des entreprises les sommes versées aux organisations patronales et syndicales. En somme le MEDEF veut jouer les arbitres sans participer à la mêlée.

L'actualité de l'affaire DGS montre pourtant que le monde patronal ne peut s'exonérer de la remise à plat qui est demandée aux organisations syndicales. Le fait que la transaction de 1,5 million d'euros accordée à DGS ait été menée par Michel de Virville, un proche de Laurence Parisot et président de l'UNEDIC de surcroît (il vient de démissionner) plonge le MEDEF dans la tourmente et provoque l'embarras de ses challengers, la CGPME et l'UPA...

Le gouvernement qui doit légiférer après la conclusion des négociations en cours pourra difficilement faire l'impasse sur le volet patronal de la thématique de refondation du dialogue social. La réaction gênée de François Fillon, renvoyant simplement à la justice la responsabilité de traiter l'affaire DGS, alors que celle-ci va au-delà de ses seuls aspects judiciaires, montre que le chemin est encore long.

D'une certaine manière, l'affaire DGS est un mal pour un bien, elle renvoie chacun à ses propres responsabilités. Un travail de refondation ne peut être à moitié fait. Les explications de gravure qui auront lieu lundi au MEDEF avec l'UIMM ne sauraient se réduire à un jeu de redistribution interne des postes. La condition est nécessaire mais elle est loin d'être suffisante...
 

01/03/2008

01/03/08 - 20:37

RIEN X 5

 


 
I. Futilité
Le lecteur indulgent et compréhensif comprendra que dans un moment de profond désarroi le billet du jour de ce blog ne soit consacré qu'à cette importante nouvelle : je me suis acheté des fringues. Cette information capitale permet d'illustrer ce post d'une photo me représentant peu ou prou (du moins dans le concept).


II. Gay attitude
Malgré mon faible pouvoir d'achat, j'ai décidé de vaincre ma mauvaise humeur en achetant des braies hors de prix au BHV Homme (*). Comme cet honorable établissement est bondé d'homosexuels désœuvrés, il est amusant de constater que chacun se jauge du regard comme dans une sorte de défilé de mode clandestin. Petit jeu qui me laisse de marbre : comme pour moi le samedi est un jour de relâche, de repos et de vacuités diverses, je traîne hirsute, habillé à la va-comme-j-te-pousse et l'œil torve. Je constate que certains payent pour du gel capillaire "out of bed" quand j'obtiens le même effet sans effort en sortant directement de mon lit pour aller faire mes emplettes dans le Marais.

III. Jeunisme
J'aime traîner dans les rayons où l'on vend des choses improbables et où le prix du sigle est plus élevé que celui du textile. Je déballe de minuscules choses que les jeunes limandes portent au-dessus du nombril au moindre rayon de soleil comme s'il me traversait l'esprit d'en porter moi-même. C'est juste pour faire frémir les vendeurs. Quand j'ai fini mon cinéma, je retourne au rayon sac-à-patates.

IV. Salope
Par pure méchanceté perverse je choisi mon caissier : il est agréable de se faire donner du "bonjour monsieur" par quelqu'un que l'on a connu moins poli en pleine génuflexion.

V. Abandon
Le shopping ça épuise. Une fois rentré, C* m'appelle : non je n'irai pas cette année avec elle au bal interlope : je n'ai rien à me mettre (**).
 
 
 
(*) Réclame bénévole.
(**) N'y voyez pas de double sens. Ou si peu.

 

 

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, Article 19 :
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Diskleriadur Hollvedel Gwirioù Mab-Den, Mellad 19 :
Pep hini en deus gwir d'ar frankiz d'ober e veno ha d'en disklêriañ, da lavarout eo gwir da chom hep bezañ trubuilhet en abeg d'e vennozhioù, gwir da glask, da resev ha da skignañ keleier ha mennozhioù, dre n'eus forzh pe zoare disklêriañ, hep teurel pled ouzh an harzoù.

BZH

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