31/08/2008UN VANDALISME QUI CAPOTE
Quatre jeunes débiles ont été arrêtés à Pau alors qu'ils éventraient des distributeurs de préservatifs. Ces quatre versaillais en vacances (de la même famille) se sont présentés comme des catholiques fervents, adversaires de l'avortement et de la contraception.
Ils ont affirmé avoir gardé l'argent récupéré dans les distributeurs pour les remettre à leur paroisse. Le denier du cul en quelque sorte...
28/08/2008VRAC X 5
I. Gloria
Ouvrons ce post par cette charmante illustration du Limousin où reste vivace la tradition des " arbres de mai". Quand on se promène dans la campagne et que l'on tombe sur ces mâts, ça surprend un peu le visiteur inaccoutumé... Le lecteur intrigué par le message caché de la publication de cette photo peut se rassurer : c'est simplement que je n'avais plus de photo de chat ou de mec à poil sous la main.
II. Alors, ça vient ?
J'attends de voir l'ouverture de YAGG pour en dire du mal.
III. L'espion qui m'aimait
L'info est un peu passée inaperçue cet été ( Financial Times du 17 août 08), mais le MI5, l'agence de renseignements (intérieurs) britannique, recrute des espions gays. Hélas, il ne s'agit pas d'aller enquêter dans les back-rooms de Londres, ni d'utiliser des godes avec micro espion. L'agence veut simplement ouvrir sa politique de recrutement pour intégrer la diversité de la société.
IV. Allémanique
Les Suisses vont avoir un nouveau magazine gay. Il est en allemand, mais Monsieur Kosmo a révisé la langue de Goethe cet été...
V. Poof
Le pire est toujours à venir. On annonce une émission de télé-réalité sur la mini-chaîne TF6 produite par Cauet avec la participation de Magloire et Vincent Mc Doom. Ce futur chef d'œuvre devrait s'appeler " La folle route de St Tropez". Réjouissons-nous : on ne fait jamais assez de place à la culture.
VITE DIT
Présidence bling-bling et Gouvernement ploc-ploc.
27/08/2008SCYTHES (*)
Tout l'été nous étions Tibétains par procuration. Nous étions indignés de la violence chinoise. Parfois, nous étions en faveur d'une indépendance du Tibet. Peu importaient la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RPC, nous avions un "devoir d'ingérence" comme disait quelqu'un. Nolens volens, notre diplomatie jouait une valse ridicule pour dire sans trop le dire qu'elle approuvait l'humeur populaire tout en ménageant l'empire du milieu.
Aujourd'hui les Russes reconnaissent l'indépendance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie. Le bruit des chars à la porte de l'Europe paraît un peu plus audible. La diplomatie européenne condamne la provocation russe au nom du respect des traités, de la souveraineté et de l'intégrité du territoire géorgien (membre du Conseil de l'Europe). On dit craindre, et sûrement avec raison, une nouvelle épuration ethnique dans les dépouilles de l'ancien empire soviétique.
Mais derrière tous les principes affichés, on sent bien qu'il s'agit ici, pour les grandes puissances, de géostratégie, de zones d'influence, d'haines recuites, de ressources territoriales ou que sais-je encore. Il ne s'agit pas vraiment du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, d'ailleurs qu'est-ce qu'un peuple ? La Fédération de Russie verrait bien une Ossétie réunifiée en son sein. Déjà depuis longtemps, lorsqu'on allume un GSM en Ossétie du sud, le message d'accueil souhaite la " bienvenue en Russie" (**)...
La raison commande de s'inquiéter et de condamner l'attitude russe. Et pourtant la juxtaposition de notre indignation pro-tibétaine et de notre volonté de maintenir la partition ossète laisse perplexe. Du coup, totalement ignare au sujet des conflits du Sud Caucase (***), je manque de sincérité pour vibrer à l'unisson de nos dirigeants.
C'est que, voyez-vous, les Ossètes n'ont pas de dalaï-lama...
(*) Les Ossètes seraient, parait-il, de lointains descendants des Scythes.
(**) Anecdote de Ieva Rucevska en mission humanitaire en Ossétie du Sud.
(***) Totalement ignare des conflits du Sud Caucase disais-je, mais je ne demande qu'à être éclairé...
23/08/2008DUVERT
En lisant Le Monde, j'apprend tristement le décès de Tony Duvert.
Dans les années 70 ses romans et ses essais, vifs, sans concession, mordants et jubilatoires m'avaient profondément marqué. Son engagement homosexuel, provocateur et brillant me donnait de la force. Je lui en était reconnaissant et plusieurs fois, en vain, j'ai cherché à le rencontrer (à l'époque nous habitions la même ville). Son dernier roman " L'île atlantique" est paru en 1979 (adapté depuis au cinéma en 2003), puis ce fût un long silence. Dix ans plus tard, paru "l' Abécédaire malveillant", recueil raté d'aphorismes, dernier soubresaut avant le silence absolu. Et puis l'oubli.
Parce qu'il fût un écrivain reconnu et récompensé (prix Médicis 1973), la presse publie une nécro. Reste le tabou : en une demi-page dans Le Monde, le romancier Jean-Noël Pancrazi, ne parle que " d'un homme qui aimait les hommes" en réussissant le tour de force de ne pas dire tout à fait clairement ce qui parcourait tous les écrits de Duvert ; Libé et Le Figaro reprennent sobrement la formule de l'AFP : " l'écrivain, âgé de 63 ans, s'était fait un nom dans les années 1970 par ses écrits prônant le droit des enfants à disposer de leur corps pour leur sexualité", ce que la Nouvelle République du Centre Ouest explicite : " en clair, il fait l'apologie de la pédophile".
L'engagement de Duvert et certaines de ses prises de position sur l'enfance ne se comprennent que dans le contexte des années 70 et des débats qui traversaient le mouvement homosexuel. A relire aujourd'hui certains passages, on se demande quel éditeur pourrait désormais publier des écrits aussi sulfureux... Le nécrologue de la Nouvelle République résume assez bien les choses en concluant : Tony Duvert a été retrouvé mort hier, après s'être isolé des années pour sa vision incompatible avec la moralité du vingt-et-unième siècle. «Je dédie ce souvenir aux salauds qui me prêchent aujourd'hui le "respect" du mineur. Moralistes borgnes, je l'ai été ce mineur, et je l'ai subit, ce respect.» (Extrait de «L'Enfant au masculin», essai, 1980)
Tony Duvert est édité aux Editions de Minuit.
VRAC X 5
I. Intro
Difficile de reprendre la parole sur son blog quand de longues vacances nous ont habitué au silence. Faut-il reprendre sur un style people en annonçant la naissance des jumeaux de Ricky Martin (il a eu recours à une mère porteuse) ? Faut-il s'emmêler les pinceaux en parlant de Bernard Kouchner et Rama Yade, ministres d'une République laïque, venant à l'inauguration d'un temple bouddhiste ; à moins qu'il ne s'agisse de la visite politique d'une épouse chanteuse au leader tibétain ? Faut-il profiter de l'annonce de l'arrêt de Play-Girl en version papier pour refiler en illustration de ce post une photo de virils pectoraux ?
II. Laide
En Lituanie, la ville de Kaunas refuse d'accueillir le bus de l'Union Européenne contre les discriminations. C'est sûr qu'avec un nom pareil...
III. Aide
L'autre soir je regardais d'un œil distrait un film américain sous-titré. A l'image apparaît une ambulance américaine façon boîte à chaussure avec des roues, sur la porte est marqué "ambulance". Pour les demeurés le sous-titre précise : "ambulance". On est jamais trop aidé.
IV. Raide
Les spasmes d'un mannequin sur une chaise électrique était donc une "attraction" au Luna Park de Fréjus. L'interdiction par le maire (UMP) de ce sinistre amusement populaire fait crier certains à l'atteinte à la liberté d'expression. Marcel Campion, le tonitruant président des forains de France se déclare prêt à accueillir cette joyeuse machine en région parisienne. On est gâtés !
V. Météo
Puisque le temps, au moins à Paris, n'est guère de saison, célébrons l'hiver. Echangeons l'écoute de l'air du froid de Purcell (le "cold song" popularisé par Klaus Nomi) par celui tout aussi hoquetant de Lully dans Isis, chœur des peuples : L’hyver qui nous tourmente...
17/08/2008RETOUR A PARIS
Revenir chez soi après un mois d'absence procure toujours un sentiment mitigé. On est content de retrouver son chez soi et les habitudes qu'on avait refreinées pour complaire à ses hôtes, on sent poindre le regret, déjà, des ambiances à peine délaissées, on s'inquiète vaguement de retourner au bureau et de retrouver intacts les problèmes qu'on avait fait semblant d'oublier.
Je marche dans un Paris qui n'est plus vraiment lui-même en cette mi-août. Je longe la Seine au lieu de la Promenade des Anglais, je traverse le Marais en rêvant de la terrasse du Polykarpov à Marseille... Et comme je n'ai rien envie de faire, je rentre lire de longues heures en écoutant du Rameau en boucle. Il sera bien temps, plus tard, de ranger, laver, repasser et que sais-je encore...
Le soir tombe, à l'heure où, il y a encore si peu, autour d'un verre, je faisais des projets d'avenir avec MJ*, épanchais les peines de coeur de S* ou médisais avec L*, je soliloque sur mon clavier.
Demain, le temps changera de rythme.
10/08/2008SABLE CHAUD
Il m'a aimé toute la nuit, mon légionêêêêêre !
ESSAI...
09/08/2008EN PASSANT...
Marseille, anse de Malmousque, 9 août 2008.
MESSAGE PERSONNEL
Ce blog souhaite un joyeux anniversaire à toutes les yerroises de moins de 1m50.
07/08/2008VACUITE
Plus grand chose sur mon blog ces derniers temps.
Il y a comme du laisser-hâler...
04/08/2008INTERMEZZO
Depuis le temps qu'il coupe les cheveux en quatre...
Menton, lundi 4 août 2008, 15H00, je n'ai pas trouvé la boutique du barbier (Christophe).
02/08/2008INTERMEZZO
Je consens, vu que je suis bonne, à laisser admirer ma charmante personne ! ("Manon", Jules Massenet)
Nice, vendredi 1er août 2008, 21H50, défilé de sous-vêtements rue Colona d'Istria.
(Note pour Ned : la lecture, c'est bien aussi.)
01/08/2008BUTTES CHAUMONT
A partir du 1er août, l'ancien pavillon Weber des Buttes Chaumont réouvre ses portes et devient le ROSA BONHEUR. Une référence intéressante...
Site de présentation sur Myspace
( Penser à y faire un tour en rentrant de vacances.)
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| Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, Article 19 : Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Diskleriadur Hollvedel Gwirioù Mab-Den, Mellad 19 : Pep hini en deus gwir d'ar frankiz d'ober e veno ha d'en disklêriañ, da lavarout eo gwir da chom hep bezañ trubuilhet en abeg d'e vennozhioù, gwir da glask, da resev ha da skignañ keleier ha mennozhioù, dre n'eus forzh pe zoare disklêriañ, hep teurel pled ouzh an harzoù.  |