Au rythme des nyctémères.

Une trace, un message embouteillé, une humeur impudique, un clin d'oeil lancé à la cantonade : ce journal n'a pas d'autre ambition que de lancer quelques cailloux sur la surface de la blogosphère. Parfois, sans l'avoir vraiment espéré, un ricochet...

N'oublie pas, lecteur, nous nous ressemblons.

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Humeur du moment :

J'écoute : www.barockmusic.com
Je regarde : la poussière sur mes meubles
Je lis : avec des lunettes, maintenant...
Je joue : avec la zapette
Je mange : à n'importe quelle heure
Je cite : "Des enfants ? Je préfère en commencer cent que d'en terminer un seul." (Pauline Bonaparte)
Je pense : à partir un week-end au loin
Je rêve : agréablement
(mis à jour jeudi 4 mars 2010 à 01:30)

02/11/2009

02/11/09 - 09:51

A LA PLAGE...

 


 
L'imagination au pouvoir. Pour éviter les relations (homo)sexuelles sur les plages de la région de Palm Beach. Les autorités locales du comté de Martin ont imaginé l'implantation de caméras parlantes dans les dunes. La détection de mouvement déclenche un message d'avertissement du style "stop ! vous allez faire des cochonneries illicites, la caméra va démarrer l'enregistrement..." et hop vous êtes coupés dans votre élan et vous rentrez penaud. Certains opposants au projet sont des capitalistes pragmatiques : cela risque de faire fuir les touristes et les caméras parlantes coûtent 5500 $ chacune et il faut les entretenir (et visionner les enregistrements). Comme le dit une certaine Tammy Simoneau du Martin County Economic Development Council : la solution pourrait être plus couteuse que l'infraction. Cela fait cher en effet, surtout si pour la moitié du temps les senseurs des caméras se déclenchent au passage des tortues de mer qui ont le droit de forniquer où elles veulent. Beaucoup de citoyens locaux, heureusement, s'insurgent contre l'atteinte aux droits civils, question sensible aux USA. Enfin d'autres font remarquer que la population homosexuelle est particulièrement visée dans les considérants du projet.

C'est pas chez nous que ça arriverait, hein ?
 

commentaires

02/11/09 - 12:54

Les tortues ont donc plus de droits que les hommes, surtout s'ils sont homosexuels et se rencontrent à la plage...

Il faut dire, elles sont toujours sous un toit.

Le jour où quelqu'un milite pour des territoires publics où les activités sexuelles consentantes sont autorisés, j'adhère. Il y a déjà quelques plages sauvages où le nu est explicitement toléré, alors... Patience!

Mais il se pourrait aussi qu'on revienne en arrière, une société guindée où le sexe se pratique dans des endroits secrets voire tarifés, avec honte, fureur et violence.

Dans ce cas je ne donne pas cher de l'humanité pour faire face à sa propre réalité .

02/11/09 - 14:49

hum... je veux travailler pour la sécurité et matter les vidéos !!

02/11/09 - 23:59

Dans la première moitié des années 90, quand deux ou trois maires de droite voulaient recourir à la vidéosurveillance, cela faisait la une des journaux. Dans la deuxième moitié des années 2000, quand un maire de gauche ne veut pas y recourir, cela fait un article en pages intérieures du Parisien, parce que la vidéosurveillance, m'enfin, voyons, ça ne peut même plus faire une polémique, tout le monde l'accepte.

03/11/09 - 21:26

les plages ne sont pas faites pour cochonner !

03/11/09 - 21:43

Que celui qui n'a jamais cochonné me jette la première poignée de sable !

04/11/09 - 21:26

je vous la jette, sans problème ! je cochonnai une fois en 30 ans mais sur le parking , au Porge lol

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Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, Article 19 :
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Diskleriadur Hollvedel Gwirioù Mab-Den, Mellad 19 :
Pep hini en deus gwir d'ar frankiz d'ober e veno ha d'en disklêriañ, da lavarout eo gwir da chom hep bezañ trubuilhet en abeg d'e vennozhioù, gwir da glask, da resev ha da skignañ keleier ha mennozhioù, dre n'eus forzh pe zoare disklêriañ, hep teurel pled ouzh an harzoù.

BZH

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